Avec Sotchi, Lauriane Rougeau atteint son but
« Elle a commencé à jouer au hockey à 6 ans, se remémore M. Rougeau. Elle a débuté avec le patinage artistique à l’âge de 3 ans. Un samedi matin, alors que je la conduisais à ses cours, elle s’est mise à pleurer : elle ne voulait plus y aller. Je lui ai dit qu’elle devait faire du sport et qu’elle ne pouvait rester à la maison à ne rien faire. Je lui ai demandé ce qu’elle voulait faire et elle m’a répondu qu’elle voulait jouer au hockey ! »
Une athlète déterminée
« C’est sa détermination qui l’a amenée là, souligne le père. Elle est une fille très sérieuse. Pour elle, il n’y avait pas de plan B. C’est ça qu’elle voulait faire. D’ailleurs, un de ses coachs lui avait dit, tu peux avoir des rêves ou tu peux avoir des buts. »
Pour Lauriane, le hockey ne devait pas demeurer un rêve inatteignable. Elle s’est surpassée et a fait de ce sport un but. Et ce but, elle l’a atteint.
« C’est beaucoup de travail et de commitment pour se rendre jusque-là, observe M. Rougeau. On ne croit pas, au début, que notre enfant se rendra aux Olympiques. Je crois qu’il est important, avant tout, que les enfants fassent du sport pour le plaisir. »
Un entraîneur comblé
Dan D’Astoli, ancien entraîneur de Lauriane lorsqu’elle évoluait à Beaconsfield, n’a que des éloges pour l’athlète avec qui il a gardé contact au fil des années. « Elle est formidable comme personne. Elle n’est pas juste forte dans le hockey, mais dans tous les aspects de sa vie. Ça se reflète sur son comportement et dans ses études.
« Lorsque Lauriane a joué pour moi, à Lakeshore [à Kirkland], il n’y avait pas beaucoup de filles qui jouaient avec les garçons. Son sens du jeu et son intelligence sur la glace lui a permis de bien faire contre de très bons joueurs au Québec. »