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«Il y a de l'emploi dans l'Ouest de l'Île»

Quand on parle de perspectives d’emplois dans l’Ouest-de-l’Île pour les jeunes, le portrait est positif. Plusieurs secteurs ont des besoins et très peu sont en perte de vitesse.

Les besoins du marché de l’emploi se concentrent dans les domaines de la santé, l’industrie pharmaceutique, la gestion et le manufacturier. Nadia Keskincibak, conseillère en orientation du Carrefour jeunesse emploi (CJE) de l’Ouest-de-l’Île, en sait quelque chose. Elle conseille au quotidien de futurs travailleurs sur le marché de l’emploi.

Une bonne partie de la clientèle du CJE est représentée par des étudiants qui cherchent un emploi d’été et des jeunes qui ont terminé leur diplôme d’études secondaires. L’organisme dessert aussi des chercheurs d’emploi âgés de 35 ans et moins ayant une formation scolaire dans différents domaines après avoir complété un baccalauréat ou une maîtrise.

«Dans l’Ouest-de-l’Île, les commerces sont très présents et la vente au détail est toujours là, indique Mme Keskinbicak. Il y a un bon taux de roulement dans ces deux domaines. On n’a qu’à penser aux nombreuses chaînes de restaurants présentes sur le territoire, aux magasins d’alimentation ainsi qu’aux entrepôts des secteurs industriels.»

Dans les secteurs industriels, on offre par exemple des emplois pour les candidats ayant une formation pour des métiers semi-spécialisés, dont commis d’entrepôt ou manutentionnaire.

«Sur le territoire, l’aéroport de Dorval génère aussi beaucoup d’emplois pour les jeunes qui veulent travailler durant la saison estivale dans les magasins ou les restaurants de cette aérogare», mentionne Julie Leblanc, conseillère en emploi au CJE.

«La présence de nombreux aînés dans l’Ouest-de-l’Île fait en sorte qu’il y a plusieurs centres d’hébergement et CHSLD où les jeunes peuvent être appelés à travailler», ajoute Nadia Keskinbicak.

En perte de vitesse

Selon la conseillère, l’aéronautique est présentement un domaine en perte de vitesse. «Par contre, cette baisse est cyclique, car à certains moments il y a de l’emploi dans ce milieu et à d’autres il n’y en a pas», note-t-elle. L’aérospatial serait aussi au ralenti avec les coupures chez Bombardier au début du printemps.

Les seuls milieux où il y a moins de possibilité dans l’Ouest-de-l’Île pour les jeunes sont ceux des communications, des arts et de la culture.

«Il y a davantage d’ouverture pour des postes dans ces domaines au centre-ville de Montréal, mentionne Mme Keskinbicak. Par exemple, pour les emplois en communication dans l’Ouest-de-l’Île après les Centres de loisirs, les centres de conditionnement physique, les villes et les arrondissements, on a fait le tour du jardin.»

Bilinguisme obligatoire

Quand les jeunes chercheurs d’emploi sont bilingues, ils ont un atout dans leur poche. C’est ce que remarque depuis longtemps l’équipe du CJE de l’Ouest-de-l’Île.

«Les unilingues francophones qui cherchent un emploi dans l’Ouest-de-l’Île se trouvent devant une barrière et vont souvent vouloir aller chercher dans un autre secteur, précise Julie Leblanc. C’est la même chose pour les unilingues anglophones qui seront encouragés fortement à s’inscrire à des cours de français»

Carrefour jeunesse emploi de l’Ouest-de-l’Île, 225, boulevard Hymus, Pointe-Claire, 514 782-0433.

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