Pierrefonds–Roxboro en attente de bras pour lutter contre l'agrile du frêne
«On avait déjà un budget d’alloué à même notre surplus, mais le directeur d’arrondissement a retiré le plan au conseil d’avril en prétextant que le projet n’allait pas être accepté par la Ville centre en lien avec la nouvelle directive limitant l’embauche», explique la conseillère de l’opposition Justine McIntyre.
Mme McIntyre est à l’origine d’une motion adoptée à l’unanimité le 5 mai. Cette résolution demande à la Ville de Montréal que le gel d’embauche découlant des restrictions budgétaires n’affecte pas la création de postes temporaires liés à la lutte à l’agrile du frêne.
Plan de lutte
L’agrile du frêne est un insecte ravageur exotique qui a causé la disparition de quelque 75 millions de frênes en Amérique du Nord. La découverte d’un premier foyer d’infestation à Montréal a eu lieu en juillet 2011. Depuis avril 2012, la municipalité a adopté un plan de lutte montréalais contre l’agrile du frêne.
«La Ville fait des interventions à la grandeur du territoire, explique Anthony Daniel, conseiller en planification à la direction des Grands parcs. En 2014, 3450 frênes seront dépistés sur l’ensemble du territoire de la Ville à partir de septembre.»
«Tout le travail est réalisé par le central qui est le porteur du dossier, précise-t-il. Les arrondissements sont des facilitateurs selon les effectifs en place et des tâches qu’ils doivent accomplir. Chaque arrondissement est libre de mettre plus d’argent sur la table pour protéger davantage de frênes.»
À lire également
Agrile du frêne: une facture salée pour traiter et abattre des frênes sur le domaine privé
Découverte d’un foyer d’infestation à l’agrile du frêne à Pierrefonds-Roxboro