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L'activité commerciale renaît à Sainte-Anne-de-Bellevue

Un an après la fin des travaux de réfection de la rue Ste-Anne à Sainte-Anne-de-Bellevue, l’activité commerciale reprend toute sa place au grand bonheur des commerçants impatients de connaître des jours plus florissants après tout un brouhaha de trois ans.

Rien que d’énumérer tous les travaux dans le secteur au cours des trois dernières années met le président de la Société de développement commercial de la rue Ste-Anne, Jean-Claude Provost hors d’haleine.

«En plus de la réfection complète de la rue Ste-Anne, il y a eu les travaux du viaduc de l’autoroute 20 et puis ceux du pont Galipeault. C’étaient des travaux majeurs, mais les commerçants peuvent enfin souffler et les visiteurs circuler facilement», a-t-il partagé à Cités Nouvelles lors d’une visite dans son commerce, le restaurant Au Bout de l’Isle.

Selon lui, avec la fin des travaux en juin 2013, les commerçants enregistrent à nouveau de bonnes ventes pour 2014. Il donne son commerce en exemple: «Depuis le 15 février, mon chiffre d’affaires correspond au double de l’an passé», a-t-il partagé.

De son côté, le Café Twigs, qui avait enregistré une baisse des ventes de 10 à 15%, voit son volume de transactions revenir à la normale. «Les travaux n’ont eu qu’un faible impact puisque notre clientèle qui se déplace à pied provient majoritairement du collège John-Abbott. Sans voitures, toute la réfection ne les a pas empêchés de se rendre chez nous», a partagé la copropriétaire Brigitte Eichholz.

Même son de cloche au restaurant français le Surcouf établi dans le secteur depuis 38 ans. «Les travaux ont eu un petit impact sur nos transactions au cours des dernières années. On parle d’une baisse d’environ 15%. Nous avons nos habitués et notre petit stationnement joue en notre faveur, a mentionné la propriétaire Dominique Bonnot. On remarque maintenant une augmentation d’achalandage. Est-ce dû seulement à la fin des travaux? On ne le sait pas. Il y a tellement de facteurs qui peuvent influencer», a-t-elle ajouté.

Selon Mme Bonnot, l’accès au village par l’autoroute 40 fermé depuis quatre ans a eu un impact et influence encore défavorablement certaines personnes qui souhaitent venir à Sainte-Anne-de-Bellevue.

Course de bateaux

Avec les plaisanciers qui accostent leurs embarcations au site du vieux canal et toutes les activités de la programmation estivale, en été, la ville est une véritable fourmilière. Les commerçants le constatent, car plusieurs réalisent la majeure partie de leur chiffre d’affaires durant la saison estivale.

Un des défis de l’association de commerçants est d’attirer plus de clients en automne, quand l’achalandage commence à se faire moins pressant. La SDC travaille sur la tenue d’une compétition interprovinciale de bateaux à rames en collaboration avec Wolfville, ville jumelée à Sainte-Anne-de-Bellevue située en Nouvelle-Écosse.

«Ces bateaux faits à la main deviennent un attrait pour les curieux. Cette course organisée depuis plusieurs année à Wolfville représente un véritable spectacle», a ajouté le président.

Michael Katravas, propriétaire du restaurant Marco Bar et Grill travaille aussi sur ce projet. «On essaye de faire en sorte que la municipalité s’engage aussi dans ce projet», a-t-il mentionné. M. Katravas est membre d’un comité municipal pour le développement économique de Sainte-Anne-de-Bellevue.

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