Plus de familles en situation d'insécurité alimentaire dans l'Ouest-de-l'île
«Les mises à pied dans différentes entreprises au cours des dernières années ont eu un impact sur des familles qui n’avaient jamais pensé un jour vivre des fins de mois difficiles au point d’avoir recours à de l’aide pour s’alimenter», explique Caroline Tison, directrice de Partage-Action.
Partage-Action se spécialise dans la collecte de fonds pour soutenir des groupes communautaires. Il a ajouté récemment deux banques alimentaires locales aux organismes qu’il finance.
Les services communautaires On Rock et la Mission de l’Ouest de l’île viennent s’ajouter au Fonds d’aide de l’Ouest-de-l’Île qui reçoit déjà du financement de Partage-Action depuis plus de 15 ans. Il s’agit des trois seules banques alimentaires du territoire.
«Cette année, on avait la capacité de prendre deux autres groupes donc on a pris les deux organismes qui ont des comptoirs alimentaires. C’est un message clair que la sécurité alimentaire c’est important et on voulait s’assurer d’être engagé auprès des trois organismes locaux, précise Mme Tison. La faim n’a pas de saison. Ces familles ont besoin d’aide tout au long de l’année, pas seulement durant la période des Fêtes. Durant l’été, il y a les camps de jour à payer et à l’automne, ce n’est pas évident avec toutes les dépenses de la rentrée scolaire.»
Aide pour les familles
On Rock nourrit 200 familles chaque semaine avec son service de banque alimentaire. Signe que les temps sont dures, l’organisme sert 40 familles de plus que l’an dernier. Créé en 1986 pour venir en aide aux jeunes de l’Ouest-de-l’Île, On Rock a changé sa mission il y a neuf ans en se transformant en comptoir alimentaire.
«Cette mission est devenue tellement importante qu’on ne peut plus arrêter de travailler en ce sens», partage Kim Reid, président-fondateur d’On Rock.
Pour M. Ried, l’appui de Partage-Action n’est pas seulement monétaire. «C’est un support dans la communauté qui nous donne de la crédibilité et nous permet d’entrer en contact par exemple avec des entreprises qui peuvent nous aider à garnir nos étagères, indique-t-il. Dans le futur, le financement de Partage-Action nous permettra de venir au secours de plus de familles.»
Ce printemps, l’organisme n’avait pas assez de nourriture périssable sur ses étagères pour remplir sa mission. On Rock avait même lancé un appel à l’aide. «On est maintenant en meilleur forme, mais on a toujours besoin d’aliments périssables. À Noël, on reçoit toujours beaucoup de dons, mais après ça s’arrête. Habituellement, le surplus du temps des Fêtes est utile pour les cinq mois qui suivent. Cette année, ça a duré seulement trois mois.»
Parmi ses services, On Rock a aussi un programme de dîners à l’école et de soupers communautaires.
Des besoins plus présents
-Le Fonds d’aide de l’Ouest-de-l’île aide 864 familles par mois, c’est près de 70 de plus que l’an dernier
-On Rock aide 200 familles par semaine, ce qui correspond à 40 de plus que l’an dernier
-La Mission de l’Ouest-de-l’île aide 180 familles par mois, c’est 20 de plus que l’an dernier, l’organisme a aussi 20 familles d’inscrites sur sa liste d’attente