Ouest-de-l’Île
17:31 7 juillet 2016 | mise à jour le: 8 juillet 2016 à 10:40 Temps de lecture: 3 minutes

Une banque alimentaire de Roxboro fête ses 50 ans

Une banque alimentaire de Roxboro fête ses 50 ans
Photo: François Lemieux/TC Media

Le Fonds d’aide de l’Ouest-de-l’Île, qui offre de nombreux services à la population dans le besoin, dont une banque alimentaire, une friperie et un magasin de meubles, fête ses 50 ans cette année.

«Ce n’est pas vraiment une fierté d’avoir été là depuis toutes ces années, c’est plutôt une nécessité. Mon rêve serait de perdre mon emploi parce qu’on n’aurait plus de clients. C’est dommage qu’on soit obligé d’être là», explique la directrice générale de l’organisme, Claudine Campeau.

Quatorze employés, dont cinq à temps plein, ainsi que 81 bénévoles travaillent pour répondre aux besoins des citoyens confrontés à des difficultés sociales.

Le Fonds d’aide de l’Ouest-de-l’Île offre aussi une clinique d’impôts chaque printemps. En 2015-2016, 712 familles ont reçu une aide alimentaire chaque mois.

Redonner
En plus de répondre aux besoins de première nécessité comme la nourriture, l’organisme réussi parfois à changer des vies.

Un cinquantenaire, qui a préféré garder l’anonymat, s’implique au Fonds de l’aide de l’Ouest-de-l’Île depuis 10 ans. Avant de pouvoir aider, il était lui-même désoeuvré, passant le plus clair de son temps à se droguer.

«J’étais un peu perdu. Je fumais de la drogue parce que j’avais des problèmes. J’étais sur le bien-être social et je travaillais en-dessous de la table. J’ai réalisé que je n’allais nulle part. Puis, un jour, je me suis levé et j’ai tout simplement arrêté», raconte-t-il.

D’abord bénévole, il est ensuite devenu employé à temps partiel et finalement, à temps plein, il y a cinq ans. Il vend et livre maintenant des meubles au bric-à-brac de l’organisme, en plus de récupérer les dons de nourriture.

«J’ai rétabli ma confiance. Je me sens bien et en plus, je peux aider les gens. Je suis heureux. Je suis sur la bonne voie. J’ai été perdu tellement longtemps dans ma vie. Je vais au gym, j’économise de l’argent et je voyage. C’est un rêve qui est devenu réalité», mentionne-t-il.

Vandalisme
Cette année, l’organisme déplore ne pas être en mesure de financer les camps de jour pour les enfants. Une première en 10 ans.

Les locaux du Fonds d’aide de l’Ouest-de-l’Île sur la rue Centre Commercial ont été ciblés à cinq reprises par des voleurs au cours des deux dernières années. Si les malfaiteurs sont parfois repartis bredouille, ils ont tout de même brisé les portes par leur entrée par effraction.

«La première fois, on avait laissé l’argent dans le tiroir, les chèques. La deuxième fois quand ils ont défoncé, ils n’ont rien pris parce qu’il n’y avait rien à prendre. Les trois fois suivantes non plus. Mais, ça nous coûte quelques milliers de dollars à chaque fois à cause des bris. C’est triste pour les enfants», explique-t-elle.

Pour éviter de faire grimper leur prime d’assurance, Mme Campeau a indiqué qu’elle ne déclarait pas les dommages. Les coûts de remplacement ont ainsi grugé le budget de l’organisme dédié à défrayer les coûts des camps de la semaine de relâche et des vacances d’été.

En plus de recevoir de l’aide de Partage-Action et du gouvernement provincial, le Fonds d’aide de l’Ouest-de-l’Île compte principalement sur les dons du public et corporatifs pour fonctionner.

Dons en argent, vêtements, jouets et petits articles ménagers ainsi que des meubles sont recueillis au 9, rue Centre Commercial, à Roxboro. Pour infos, appelez le 514 683-0456.

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