Le pont Cornwall en fin de vie: Des travaux de réfection sont en cours
Poutres de bois usées, béton grugé, fissures ici et là: la structure du pont Cornwall semble mal en point à l’œil nu à partir des plateformes d’embarquement du train de banlieue de Deux-Montagnes.
La structure a atteint la fin de sa vie utile et montre des signes de vieillesse.
L’Agence métropolitaine de transport(AMT) se fait toutefois rassurante. «Le pont a effectivement atteint la fin de sa vie utile, mais il est sécuritaire. Nous avons d’ailleurs débuté des travaux de renforcement qui consistent en la réfection des poutres de bois. Ils se termineront d’ici deux semaines. Nous effectuons des inspections régulièrement pour s’assurer que le pont demeure sécuritaire», assure la porte-parole de l’AMT, Claudia Martin. Ces travaux avaient été repoussés à quelques reprises, notamment en raison de l’hiver qui s’est étiré.
Rappelons que depuis trois ans déjà, des pourparlers pour la réfection du pont étaient en cours avec le CN, mais rien n’aboutissait. L’AMT a cependant fait l’acquisition de la ligne de train de banlieue direction Deux-Montagnes ce qui devrait accélérer le processus, puisqu’il y aura moins d’acteurs impliqués. «Nous avons rédigé actuellement 90 pour cent du devis du projet permanent. Si tout se déroule bien, la démolition du pont pourrait débuter en 2015», continue Mme Martin.
Le pont Cornwall actuel date des années 1930 et est le premier à avoir été construit à Ville Mont-Royal. La structure reçoit un bon achalandage, puisqu’elle est située au cœur de la municipalité.
Le maire de la ville ne semble pas inquiet face à la situation. «Je ne doute pas de la sécurité du pont, puisque je sais qu’il est supervisé par l’AMT. Je leur fais confiance et nous avons toujours eu une bonne collaboration avec eux», souligne le maire de Ville Mont-Royal, Philippe Roy.
Le casse-tête pour l’élu débutera avec les travaux de démolition. «Ça va être excessivement problématique. En plus, la démolition devra se faire uniquement de nuit pour ne pas affecter le train de banlieue. C’est certain qu’il va y avoir un impact sur la circulation automobile dans notre ville pendant les nombreux mois qui seront nécessaires pour détruire et reconstruire le pont Cornwall. Nous tentons toutefois, en collaboration avec l’AMT, de trouver des alternatives viables. Actuellement, nous étudions la possibilité d’ouvrir l’axe des avenues Jasper et Lazard», continue M. Roy. Ce dernier espère que le tout se concrétisera le plus rapidement possible.
Enfin, l’AMT insiste, pour sa part, qu’elle fera tous les travaux nécessaires pour la sécurité des usagers, d’ici la construction du projet permanent.
L’ingénieur fondateur de la firme Soconex, Norman Tétreault, se fait rassurant quant aux travaux effectués. «C’est certain que je n’ai pas le rapport complet de l’état de la structure, mais à l’œil nu, de nombreux travaux de stabilisation de la structure ont été effectués déjà. On voit que des poutres d’acier ont été ajoutées pour soutenir le tablier, des supports temporaires en bois et en acier, notamment», conclut l’ingénieur.