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Coopérative le Suroît: des citoyens dans l'attente

Le dossier de la Coopérative de solidarité le Suroît présentement entre les mains du Service du contentieux, les citoyens favorables au projet attendent impatiemment une réponse.

Rappelons que le projet vise la construction sur le site actuel de la gare de triage, à l’angle des rues Manseau et l’avenue Outremont, d’une coopérative d’habitation pour des familles de la classe moyenne. «Le Comité consultatif en urbanisme (CCU) a approuvé le projet en octobre dernier, après un second dépôt et quelques modifications. Depuis, nous attendons de savoir si le projet va de l’avant. On ne comprend pas pourquoi ça prend autant de temps. On dirait que ça bloque quelque part, qu’on ralentit le projet», explique Christian Corbeil, qui fait partie du groupe à l’origine de la coopérative. Les partisans du projet ont aussi fait circuler en 2012 une pétition qui a récolté l’approbation d’une quarantaine de commerçants du secteur et 200 citoyens. Christian Corbeil a également reçu une lettre provenant de la direction de l’habitation de la Ville de Montréal en septembre 2013 disant que le «projet a été reçu favorablement par les élus et qu’ils ont pu constater que les études d’approbation sont sur la bonne voie». Les demandes de rencontres avec la mairesse Cinq-Mars de la part des partisans du projet de coopérative sont restées jusqu’à maintenant sans réponses. Ils ont toutefois pu rencontrer Jacqueline Gremaud, conseillère du district Jeanne-Sauvé et présidente du CCU afin de discuter avec elle du projet, le 4 février dernier.

Un processus nécessaire

De son côté, Mme Gremaud tient à apporter certaines précisions quant au processus qui, selon elle, doit suivre son cours normal.

«Le CCU a approuvé un dossier technique au niveau architectural du bâtiment. Il n’a pas approuvé le projet, c’est une nuance importante. Le CCU se prononce sur des aspects techniques, mais ça ne veut en aucun cas dire que le projet peut aller plus loin, précise-t-elle. Pour la suite, il faut suivre une réflexion citoyenne, politique et d’intégration architecturale.»

Ainsi, le projet est maintenant devant le contentieux, qui l’étudie et livrera ses observations à la mairesse Marie Cinq-Mars. Celle-ci a répété à maintes reprises lors du dernier conseil d’arrondissement qu’elle ne se prononcerait sur aucune question quant au projet tant qu’elle n’aurait pas les réponses du contentieux.

«Dès son élection, Mme Cinq-Mars a rédigé une liste de questions; elle veut des réponses. Le contentieux n’a toujours pas donné toutes les réponses, à savoir si le projet a respecté toutes les étapes légales, administratives et que tout a été fait dans la stricte légalité, affirme Mme Gremaud. S’il est conforme, alors nous allons l’étudier et nous demander s’il est approprié à cet endroit et sous cette forme. Mais il est inutile de mettre la charrue avant les bœufs. Je le répète: il faut s’assurer que tout est conforme.»

De plus, le nouveau bâtiment se trouverait à l’entrée du projet du Campus Outremont de l’Université de Montréal. Il faut donc s’assurer, selon la conseillère, «que le projet a un sens placé à cet endroit.»

«Les gens de la coopérative sont au courant de tout ça, tout comme les opposants au projet», note aussi celle qui se dit étonné de l’ampleur qu’a pris la situation.

Rappelons que le terrain appartient où se trouvera la future construction appartient également à la ville et que le projet serait financé à hauteur de 55% par l’argent des contribuables. (François Nadeau)

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