Premiers échos du conseil de ville de Mont-Royal en février
Ainsi a-t-il noté que l’entrepreneur Léon Laffont proposait de refaire le chemin Rockland pour 2000$! Il était aussi question de la plantation de 250 érables norvégiens, les prémices de la forêt urbaine et patrimoniale de Mont-Royal. La ville se construisait et certains aléas politiques auront amené le maire Darling à poser, puis à retirer sa démission.
Étonnamment, certains sujets sont encore d’actualité. On y parle des comités d’approvisionnement d’eau vis-à-vis de la Ville de Montréal; 100 ans plus tard, on en parle encore! Fait notoire: la Ville a à peine neuf ans lorsque, le 13 janvier 1921, le conseil vote unanimement une résolution affirmant son opposition unilatérale à l’annexion de Mont-Royal par Montréal…
Une ville, six districts
Lors de la première période de questions du public, Marc Debargis a demandé ce qu’il en était de la division du territoire de la ville en six districts. À la demande du maire, le greffier Alexandre Verdy a répondu que la ville n’a certes pas encore les 20 000 habitants qui exigeront sa division en districts électoraux. Un chiffre qui ne saurait tarder à être atteint d’ici quelques mois, voire ces prochaines années.
Toutefois, organiser et préparer cette division dès maintenant répond à un choix politique stratégique. En effet selon les explications du greffier et du maire, dès le nombre de 20 000 habitants atteint, cette nouvelle disposition obligerait Mont-Royal à avoir huit conseillers et un maire. Sauf que huit conseillers, c’est beaucoup et donc coûteux.
«La Ville a donc tout intérêt à entamer les premières démarches en allant de l’avant sur ce dossier. En divisant son territoire en six districts, soit six conseillers et un maire, avant le passage des 20 000, le territoire déjà défini permettra à la municipalité d’obtenir une dérogation, une tolérance de la loi, et de conserver son organisation à six districts en évitant le passage à huit.»
Lapins et poussins: surveillez la date!
Barbara Lapointe est intervenue à propos du règlement interdisant l’achat de lapins, poussins, tourterelles, colombes et autres petits animaux pendant une certaine période précédant les fêtes de Pâques. Si elle dit être d’accord sur le règlement tant que celui-ci n’est pas arbitraire ou discriminatoire, un règlement idoine existe dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, où beaucoup de gens s’interrogent sur sa légalité.
Daniel Robert est intervenu en disant qu’il était difficile de légiférer au niveau municipal puisque que tout règlement, toute loi ne saurait dépasser les limites de l’arrondissement ou, en l’occurrence, de la ville. Ce règlement veut induire des choix et des comportements qui feraient évoluer peu à peu les choses…
(À suivre…)