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Urbanisme à VMR : Un sondage incontestable

«Nous avons fait un sondage tout à fait neutre dans les règles de l’art en ce qui concerne l’ordonnancement des questions et le choix des réponses», rappelle Sylvain Gauthier, vice-président chez CROP, responsable du sondage sur le patrimoine et l’urbanisme à Mont-Royal.

«L’élaboration d’un sondage se fait selon un contenu qui vient du client, en l’occurrence la Ville de Mont-Royal. Nous travaillons alors à partir du document présentant les pistes de recherches pour lesquelles la Ville veut des réponses.

«Le client nous a fourni les grandes lignes de la problématique à sonder. Nous élaborons alors une suite exhaustive de questions et de sous-questions, 30 ou 40 pour 10 minutes d’entretien, où l’expression des avis et de leurs nuances prend toute la place», résume M. Gauthier. «La formulation des questions vient de CROP. Chaque question est croisée avec les autres. Nous procédons souvent avec le même tableau pour toutes sortes d’enquête.»

Tout un nuancier de réponses
«Nous mettons toujours en place un nuancier de réponses de type  »tout à fait d’accord » à  »pas du tout d’accord », par exemple. Mais il ne s’agira jamais de répondre par oui ou non, parce que rien n’est tout à fait noir ni tout à fait blanc. L’ordonnancement des questions en jargon de sondeur, ça ne se fait pas à vol d’oiseau. On ne peut pas faire des liens et spéculer sur des hypothèses non vérifiables ou non vérifiées en sautant d’une page à l’autre.»

«Si les sondés répondent non, cela ne veut pas dire qu’ils ne s’inquiètent pas. Les réponses traduisent plus souvent des perceptions que des réalités ainsi à la question du nombre de démolitions autorisées, certains ont dit 5, d’autres ont affirmé 30, alors que la réalité oscille entre 5 et 10 ! N’oublions jamais qu’un sondage reste un constat d’observation.»

Neutre, apolitique et scientifique
«CROP est une firme sérieuse, reconnue pour cela, capable de réaliser une enquête neutre, apolitique et scientifique selon des angles précis et une méthodologie éprouvée et incontestable», commente Philippe Roy, maire de Mont-Royal.

«Au départ ce sondage, on voulait le faire nous même à Mont-Royal, rappelle Philippe Roy, mais nous avons décidé que cette enquête serait menée par des personnes externes qui ne sont pas concernées par les enjeux politiques de Mont-Royal.»

«L’objectif était de laisser toute liberté à CROP pour conduire ce sondage. Et même si nous, les élus, étions informés du processus, notre rôle s’est borné à donner la commande, sur laquelle nous nous n’étions pas appelé à intervenir.»

Trois chantiers sur les réglements
«Je suis heureux des résultats parce qu’ils confirment qu’il n’y a pas de  »crise » de l’urbanisme et du patrimoine à Mont-Royal, mais aussi parce qu’il éclaire trois aspects des préoccupations des Monterois sur ce dossier : les maisons surdimensionnées, l’intégration de l’architecture moderne dans des quartiers plus anciens, et la perte d’espaces verts. Ce sont les trois grands chantiers que je retire des chiffres du sondage sur lesquels nous aurons à travailler pour les réviser.»

Un bottin électronique aléatoire
«La Ville nous a remis un bottin électronique de tous les résidents de Mont-Royal», rappelle Sylvain Gauthier, vice-président chez CROP. «Après des vérifications de base comme, par exemple, le fait d’être résident de Mont-Royal, les numéros de téléphone sans les noms – juste les numéros de téléphones !, insiste Sylvain Gauthier, sont tirés au hasard. Comme le sondage était bilingue, on ne savait donc pas si les répondants étaient anglophones, francophones ou allophones.»

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