Conseil muniscolaire: une murale historique pour VMR
Les jeunes du conseil muniscolaire de Ville de Mont-Royal ont entrepris d’embellir un pan de mur de leur quartier en faisant appel à l’artiste Ilana Pichon pour peindre une gigantesque murale afin de «contrôler le problème de graffitis en utilisant l’art».
«Les graffiteurs respectent toujours les œuvres des autres», c’est en s’inspirant de cette devise que les jeunes politiciens ont donné le mandat à l’artiste qui s’installera le 25 juin prochain sur le boulevard Graham à la croisée du Croissant Lombard pour peindre la murale pendant plus d’un mois.
L’importance de l’art
Pour les jeunes du conseil, il n’y a aucun doute, l’art tient réellement une place importante dans l’espace public.
Le jeune Michael Aoun se réjouit de pouvoir mettre un peu de soleil dans la vie des gens, «si une personne passe devant notre murale il y a des chances que ça égaye sa journée et selon moi, c’est à ça que sert l’art».
Selon Alex Plawutsky, l’un des douze jeunes élus du mini-conseil, le projet, en plus d’être esthétique, «inspirera peut-être les graffiteurs à faire mieux. Peut-être même que ça les poussera à explorer leur art», renchérit-il, les yeux brillants.
Quand l’art et l’histoire se rencontrent
À la suite d’un brainstorm, les jeunes ont déterminé que la murale devait être inspirée du contexte historique de Ville de Mont-Royal.
«À notre grande surprise, les jeunes ont spontanément manifesté un intérêt marqué pour l’histoire de la Ville au moment d’identifier ce qui servirait de base à notre projet de murale», souligne le maire Philippe Roy.
Les bribes d’histoire qui se retrouveront sur la murale «ont été consciencieusement choisies par les jeunes», ajoute Julie Émond, de l’organisme MU, qui a déjà réalisé 70 murales dans onze arrondissements de Montréal.
Suite à l’appel de dossiers, les jeunes ont eu à choisir leur fresque favorite parmi les ébauches réalisées par une dizaine d’artistes.
«Nous pensions que les jeunes se tourneraient vers une fresque plus ludique, plus abstraite, mais au contraire, ils ont plutôt voté pour le projet d’Ilana Pichon, une fresque très technique qui rappelle l’époque où les citadins se délectaient du Montreal Nutmeg Melon», explique le maire.
Un pan d’histoire
Au début du XXe siècle, Ville de Mont-Royal était une petite communauté agricole reconnue pour sa culture du «Montreal Nutmeg Melon».
En 1921, ce melon était exporté dans plusieurs grandes villes américaines où les locaux payaient jusqu’à 1,50$ pour en déguster une tranche.
Cette culture, aujourd’hui disparue, a marqué l’histoire de la municipalité.
La murale, qui sera réalisée en quatre à six semaines, présentera donc différents motifs qui mettront en valeur cette époque.
Les nombreux espaces verts du secteur et les roseraies seront aussi représentés par des motifs qui seront traversés par de nombreuses lignes qui représentent les axes centraux et le train du CN, important pour l’économie de VMR à une autre époque.