Compteurs intelligents : l’arrondissement se mobilise
« Nous avons eu des demandes de citoyens et d’organismes qui sont préoccupés par l’arrivée de cette nouvelle technologie, alors nous les avons pris au sérieux et nous avons donné le coup de pouce que nous étions en mesure de donner pour faire avancer leur prérogative », explique la mairesse Chantal Rouleau.
Le gouvernement du Québec semble à l’écoute, car il a adopté un décret dans lequel il fait état de sa préoccupation quant à la tarification relative à l’option de retrait.
« L’adoption de ce décret s’inscrit dans une démarche gouvernementale invitant Hydro-Québec à proposer d’autres solutions technologiques ou administratives à ses clients qui ne désirent pas de compteurs de nouvelle génération. Nous souhaitons que la Régie de l’énergie soit sensible aux inquiétudes exprimées par de nombreux citoyens et municipalités », a déclaré la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, dans un communiqué diffusé le 18 décembre dernier.
Un premier pas
Jocelyne Morency, porte-parole du groupe de contestation PAT refuse, indique qu’il s’agit d’un premier pas, mais qu’il reste encore beaucoup d’efforts à faire avant de crier victoire.
« La ministre a pris en considération nos demandes et nos préoccupations, dit-elle. Le décret qui a été adopté doit maintenant être soumis à la Régie de l’énergie qui doit en tenir compte, mais ça ne veut pas dire que ça va donner comme résultat la réduction ou l’abolition des frais associés à l’option de retrait. »
Un citoyen doit payer 98 $ de frais d’installation plus des mensualités s’il refuse le compteur intelligent dans les 30 jours suivant l’avis d’Hydro-Québec. Après ce temps, des frais de 137 $ seront exigés aux résidents pour l’installation ainsi que des frais mensuels.
Jusqu’à maintenant, 28 municipalités et cinq organismes ont demandé un moratoire ou l’ abolition des frais pour l’option de retrait.