Du cybersexe qui coûte cher
En soirée, l’homme d’une vingtaine d’années a été approché par une prétendue jeune femme nommée Bristelle, sur un site de rencontre. Elle l’aurait alors invité à la rejoindre sur la plateforme de vidéo-conférence Skype.
Lorsque le jeune homme s’y est connecté, il a eu droit au spectacle du corps d’une jeune femme nue. Elle l’a alors invité à se déshabiller.
Aussitôt que la victime a baissé son pantalon, le ton de la conversation a toutefois changé. Bristelle a expliqué à l’homme qu’il venait de montrer son pénis à une fillette de 12 ans, que cet acte est criminel et que la vidéo de la conversation allait être diffusée sur les médias sociaux s’il refusait de payer plusieurs centaines de dollars.
L’agent Normand Séguin du PDQ 45 met en garde les citoyens contre ce genre de crime, soulignant qu’il est très facile de prendre des images lors d’une vidéo-conférence.
« Ce doit être très embarrassant de venir voir les policiers dans cette situation, mais c’est ce qu’il faut faire. Ceux qui ont versé de l’argent s’en font toujours demander de plus en plus », précise le policier.
Il ajoute que ces crimes sont souvent liés à des groupes organisés outremer, ce qui complique grandement les démarches policières et judiciaires.
Cette victime est loin d’être la seule à se faire prendre les culottes baissées. Plusieurs autres résidents de Rivière-des-Prairies ont porté plainte pour des événements similaires.
Le phénomène prend tant d’ampleur que le Centre canadien de protection de l’enfance a mis en garde les parents contre ce genre d’extorsion.
Depuis quelques semaines, un nombre inquiétant de signalements venant d’adolescents en difficulté après avoir eu des communications vidéo avec des adultes se faisant passer pour des adolescents a été fait à Cyberaide.ca.
Ces malfaiteurs sévissent sur des services de vidéo en direct, où ils enregistrent secrètement des ados en train de s’exhiber pour ensuite les menacer de diffuser ce contenu sexuel s’ils refusent de leur verser de l’argent.
Cyberaide.ca recommande d’ailleurs aux parents de discuter régulièrement et ouvertement de cette question avec leur ado et de l’encourager à leur demander de l’aide dans pareille situation.