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S’approprier les rues du quartier

Rendre les parcs plus accessibles, revoir la signalisation et revitaliser le mobilier urbain ne sont que quelques-uns des points qui s’inscrivent à la liste de recommandations présentée par les groupes de cyclistes et de marcheuses du Centre des femmes de Rivière-des-Prairies aux élues Cindy Leclerc et Caroline Bourgeois, lors d’une rencontre le 14 mars.

Après avoir complété sa première année d’activités, les groupes en avaient long à dire lorsqu’ils ont rencontré Mmes Leclerc et Bourgeois.

Photos, pancartes et lettre à l’appui, les groupes Entre elles, ça roule et Entre elles, ça marche n’ont pas fait le travail à moitié. Bien que leurs activités hebdomadaires avaient pour but d’offrir aux femmes l’occasion de découvrir une autre facette de leur quartier, leurs balades se sont révélées être une piste d’analyse sur les besoins de leur quartier.

« Notre but, ce n’est pas de critiquer et de vous laisser ça entre les mains. C’est plutôt de trouver de quelles façons on peut vous aider et contribuer à l’amélioration de la qualité de vie de notre quartier », a fait valoir d’entrée de jeu une des participantes à l’égard des deux conseillères.

Les groupes, qui ont sillonné les rues de Rivière-des-Prairies et de Pointe-aux-Trembles, souhaitent que les circuits soient améliorés par leurs accès, entretien, sécurité et commodités.

Observations et recommandations

Dans leur liste, les femmes ont notamment soulevé que bien que les pistes cyclables soient ouvertes du 15 avril au 15 novembre, ce n’est pas toujours le cas des pavillons de parcs, qui donnent accès aux toilettes et abreuvoirs.

Selon l’instigatrice du groupe de cyclistes, Thérèse Dufour, il est primordial que les citoyens aient accès à ces lieux qui leur servent de halte. Elle a également fait remarquer que peu de mobilier urbain est mis à la disposition des promeneurs dans les espaces verts situés à proximité des pistes.

« Des fois, nous allons dans un petit parc situé en bordure du boulevard Gouin avec mes enfants et il n’y a aucun endroit pour s’asseoir, les gens s’installent sur des roches », a commenté une membre du club de marche.

Les femmes espèrent également que le stationnement des parcs nature soit gratuit. Selon elles, une telle mesure pourrait être un incitatif pour que les familles se les approprient.

Elles ont aussi demandé à ce que le marquage au sol et la signalisation soient revus. Elles ont pris l’exemple de la piste cyclable du boulevard Gouin qui bifurque à plusieurs endroits. Elles ont confié qu’à plusieurs moments, elles se sont questionnées à savoir si elles étaient encore sur la piste, étant donné son étroitesse ainsi que la présence de poteaux électriques et de nids de poule.

La responsable du groupe de marche, Joanne Masson, a complété la rencontre en amenant d’autres points à améliorer. Lors des promenades, les marcheuses ont remarqué qu’il y a plusieurs endroits où les gens sont portés à jeter leurs déchets.

« Il faut préserver la propreté des lieux. Il faut peut-être faire plus de sensibilisation auprès des résidents, car c’est récurrent d’en voir laisser leurs déchets en bordure des rues ou terrains vacants », a-t-elle rapporté.

Les participantes ont signalé qu’il faudrait porter une attention aux traversées pour piétons. Elles ont expliqué que sur plusieurs portions de l’arrondissement, on doit parcourir plusieurs mètres avant de pouvoir franchir une rue.

Au cours de la rencontre, les conseillères Leclerc et Bourgeois ont pu répondre à quelques-unes des interrogations des groupes. Elles ont convenu de leur donner des nouvelles d’ici trois semaines sur ce que l’arrondissement a déjà entrepris et compte faire dans les prochaines années pour remédier aux situations qui posent problème.

 

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