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Jeux du Québec : Bourassa absent en hockey

La région de Bourassa n’enverra pas d’équipe de hockey à la 48e finale des Jeux du Québec, qui se déroulera au Saguenay, du 1er au 9 mars. Hockey Québec, a constitué une seule formation pour l’événement, celle-ci défendra la région de Montréal-Concordia.

« On est hors de nous, car on est la seule région de Montréal qui est exclue. C’est une injustice », affirme le président de la commission Sports et Loisirs de l’est de l’île de Montréal (CSLEIM), Paul Boyer.

Cette situation serait la conséquence de la disparition de Hockey Bourassa, en 2010. L’organisation a été avalée par celle de Hockey Québec région–Montréal. L’est de l’île montréalaise est depuis régie par une seule bannière, celle de Hockey Montréal.

« Si un joueur pratique dans un secteur donné, il défendra les couleurs de celui-ci. Donc, si l’athlète joue à Montréal, il représentera la région de Montréal-Concordia [aux Jeux du Québec]. Étant donné qu’on se rapporte au lieu d’entraînement et qu’il n’y a pas de Hockey Bourassa, c’est pour ça qu’elle représente Montréal-Concordia », indique Paul Ménard, directeur du développement des jeunes à Hockey Québec.

« Au baseball, c’est la même chose. Une seule association regroupe les régions de Bourassa et de Montréal-Concordia. Aux Jeux du Québec d’été, il y avait deux équipes. Ça marche bien. La seule différence, c’est le sport pratiqué », souligne M. Boyer.

Sélection

La formation de l’équipe de hockey Montréal-Concordia a commencé en octobre 2012. Une fin de semaine de sélection plus tard, 34 joueurs bantam AA ont été retenus. Après un suivi de quelques mois, les 18 meilleurs hockeyeurs ont été choisis pour former la délégation de hockey Montréal-Concordia.

Toutefois, sur l’ensemble de la région Hockey Montréal, il y a 800 joueurs de niveau bantam, soit la catégorie pouvant participer aux Jeux du Québec. Il y a donc assez d’athlètes pour former deux équipes, soit une pour chaque région (Montréal-Concordia et Bourassa).

Néanmoins, l’objectif des Jeux du Québec n’est pas d’envoyer le plus de jeunes possible, mentionne M. Ménard. « On utilise les Jeux du Québec comme évaluation pour emmener nos joueurs vers l’Équipe Québec des moins de 16 ans. C’est une étape dans le développement des jeunes. Ce n’est pas pour aller participer ou performer aux Jeux, mais c’est pour les évaluer », laisse savoir M. Ménard.

Ayant alors la constitution de l’Équipe Québec des moins de 16 ans en tête, les joueurs choisis pour participer aux Jeux du Québec sont les meilleurs.

« On veut que ce soit une expérience inoubliable, mais on veut que les jeunes qui sont là soient des joueurs de premier niveau », soutient M. Ménard.

Cette consigne n’est pas de l’organisation des Jeux du Québec, fait valoir le directeur général de la CSLEIM, Richard Longpré. « Dans les normes des Jeux du Québec, c’est seulement spécifié que les joueurs doivent être nés en 1998 ou 1999. On a des hockeyeurs de cet âge-là qui jouent contact. On aurait pu avoir une équipe. Ce n’est nullement mentionné qu’ils doivent être obligatoirement dans le bantam AA. C’est ce qui est décevant », souligne M. Longpré.

« On aurait pu prendre les joueurs AA non choisis et former une équipe pour Bourassa. On aurait même pu combler celle-ci avec des jeunes du BB ou CC. On n’aurait pas été les meilleurs, mais ça aurait permis aux athlètes de vivre une belle expérience et leur donner le goût de poursuivre. Ça aurait pu être un élément déclencheur pour certains et les empêcher d’abandonner leur sport pour se retrouver dans des gangs de rue », ajoute M. Boyer.

Toutefois, cette option n’est pas envisageable, selon Hockey Québec. « Il n’y a pas de joueurs de premier niveau à Bourassa. C’est ce qu’on veut, car c’est de là qu’on fait notre équipe des moins de 16 ans. Où jouent les joueurs de Bourassa? À Montréal, alors ils vont représenter la région Montréal-Concordia », justifie M. Ménard.

Ce que dément M. Boyer. « Il y a huit joueurs AA qui habitent la région de Bourassa, dont le meilleur athlète, qui est un garçon de Saint-Léonard. »

Dans la composition actuelle de l’équipe représentant Montréal-Concordia aux Jeux du Québec, il y a cinq athlètes qui résident dans la région Bourassa.

Même si le combat semble perdu d’avance, les membres de la CSLEIM souhaitent continuer de lutter. « Je ne le fais pas pour moi. Je ne gagne rien personnellement dans cette situation. C’est pour les jeunes. C’est eux qui vivent les répercussions de cette décision et qui manquent cette opportunité », confie M. Boyer.

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