Coup d’envoi du Mois de l’histoire des Noirs
Les discussions du déjeuner-causerie ont eu lieu autour de mets typiquement haïtiens ou africains, comme des beignets haïtiens, du hareng fumé, ou encore de la goyave et de la papaye. « C’est les parents qui les ont faits et qui les ont amenés », précise Yanick Galan, intervenante sociale pour Le Phare.
« Le but c’était de parler de l’apport de la communauté noire, affirme Mme Galan. Mais nous, notre thème principal, c’était la valorisation des jeunes.
« Parce que l’éducation est importante dans la communauté haïtienne, mais souvent, c’est seulement à l’école. [Les parents] ne s’occupent pas des activités parascolaires. »
Afin d’entretenir la discussion, l’intervenant jeunesse Vladimir Jean, qui œuvre au sein de l’organisme, a prononcé une allocution de 45 minutes sur l’importance de valoriser les jeunes dans les sports qu’ils pratiquent.
Selon lui, il s’agit d’une façon de favoriser le développement de leurs habiletés sociales, entre autres choses. « La socialisation des jeunes, c’est très important. C’est là-dessus qu’on a focusé », mentionne Mme Galan.
Selon cette dernière, les convives ont apprécié ces échanges, et ont fait preuve de beaucoup d’ouverture. « Les parents posaient des questions, s’intéressaient », raconte-t-elle.
Elle en a profité pour rappeler que les Journées de la persévérance auront d’ailleurs lieu du 13 au 17 février.
Des modèles positifs
Une trentaine de jeunes sont venus prendre part aux discussions durant leur heure de dîner. Les intervenants leur ont rappelé qu’il est important d’avoir des modèles positifs dans la communauté noire.
« Souvent, les jeunes pensent que les Noirs sont seulement bons dans les sports et dans la musique, indique-t-elle. On pense que les Noirs n’ont rien fait. […] Pourtant, ils ont inventé plein de choses. » Elle cite comme exemples les feux de circulation, les ascenseurs et les téléphones cellulaires.
« C’est important pour nous de passer cette culture-là. Pour moi, un jeune qui ne sait pas d’où il vient ne sera pas où aller, ajoute-t-elle. Car les Noirs [aussi] ont contribué à la construction de l’Amérique. »
Mme Galan est satisfaite de cette matinée riche en discussions. Les gens ont, à son avis, plus que simplement sympathisé. « Il y avait du plaisir et de la chaleur dans cette salle. »
Elle est toutefois déçue du trop petit nombre de Blancs qui ont assisté à l’événement. « Moi, je voulais qu’on soit mélangé pour qu’on ne soit pas un petit ghetto, assure-t-elle. Je m’attendais à ce qu’il y ait des organismes qui passent. Je n’ai pas vu nos partenaires. J’étais un peu déçue. »
Qu’à cela ne tienne : le Mois de l’histoire des Noirs ne fait que commencer, et les activités qui y sont liées seront nombreuses dans le quartier.