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Gobé nommé président de l’association adéquiste de LaFontaine

Leduc-Frenette Samuel - TC Media
Après avoir été nommé en avril porte-parole pour la région métropolitaine et président de la table régionale de l’Est par l’Action démocratique du Québec (ADQ), l’ancien député de LaFontaine (1985-2003) Jean-Claude Gobé est depuis octobre président de l’association adéquiste de cette circonscription qui englobe Rivière-des-Prairies. M. Gobé n’a pas encore exclu l’idée de se porter candidat lors des prochaines élections provinciales.

« Pour moi, dans ma tête, c’était symbolique. Ça m’a fait plaisir. Sur le coup, on a hésité, parce que ça faisait beaucoup de chapeaux », dit celui qui a été évincé au profit de Tony Tomassi lors des élections de 2003.

La confiance que le chef du parti Gérard Deltell lui accorde ne l’a toutefois pas fait douter longtemps de son utilité comme président de l’association de LaFontaine, une circonscription qu’il connaît comme le fond de sa poche.

Ses objectifs sont multiples : recruter de nouveaux membres, aller à la rencontre des citoyens et effectuer des activités de financement. Mais il s’agit surtout de préparer le terrain pour des élections qui devraient être déclenchées dans moins d’un an.

Son but demeure donc de « restructurer » les 14 circonscriptions qui se trouvent dans l’est de l’île. Il voudrait aussi que d’autres présidents d’associations de comtés soient nommés. « Ça va aller en crescendo », laisse-t-il tomber comme pour illustrer l’effet « domino » que devrait causer son arrivée au parti.

Rappelons que l’ADQ n’a jamais réussi à faire élire un de ses candidats dans l’île de Montréal depuis sa fondation en 1994. Candidat adéquiste lors des élections de 2003, l’ancien maire de Montréal Pierre Bourque s’était cassé les dents dans Bourget face à Diane Lemieux.

Mais M. Gobé ne s’inquiète pas outre mesure. « J’imagine qu’une partie de notre programme correspond aux préoccupations des gens de Montréal. Il y a des gens qui vont se reconnaître là-dedans, croit-il. Dans LaFontaine, comme dans Pointe-aux-Trembles, il s’agit d’avoir un programme que les gens vont regarder, dans lequel ils vont se reconnaître et de sortir de ce fameux clivage où les gens ne regardent plus les programmes et votent quasiment aveuglément, par habitude, ou même ne vont plus voter. »

M. Gobé espère créer une « synergie » entre les différents quartiers de la métropole et les villes limitrophes. « On gère ça comme une ville de 100 000 habitants avec des villes autour qu’il ne faut pas laisser entrer. Comme au Moyen-Âge, où on mettait des péages autour des villes. »

Et pour ce faire, l’homme martèle qu’il veut en finir avec le clivage entre fédéralistes et souverainistes. L’ADQ demeure, selon lui, la seule alternative au débat constitutionnel.

Et la Coalition pour l’avenir du Québec?

M. Gobé ne ferme pas non plus la porte à la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ), animée par l’ancien ministre du Parti québécois François Legault.

« On a des idées qui sont pas mal semblables, reconnaît-il. On a peut-être des moyens différents d’y arriver, mais si la population souhaite une union des forces et si ça crée une synergie le fait d’être ensemble, […] eh bien, ça serait une bonne chose.

« La donne peut changer radicalement dans les prochains mois. »

L’ADQ et la CAQ en sont seulement à l’étape des discussions. Rien n’est encore officiel. Le journal La Presse révélait en septembre que M. Deltell avait été poussé par des gens de son parti, parmi lesquels se trouvaient des membres de son bureau montréalais, à entamer des discussions avec la CAQ.

Une candidature potentielle

Une future candidature sous la bannière de l’ADQ n’est toujours pas exclue. « On me le suggère à l’occasion », indique-t-il, avant d’ajouter qu’aucune demande formelle ne lui a été transmise.

« Je ne suis pas rendu à cette décision-là sincèrement. Il y a des gens qui me le disent, il y a des gens qui m’en parlent. Au niveau du parti, certainement que ça pourrait être souhaité. »

Âgé de 62 ans, il devra tout de même déterminer s’il se sent prêt à accomplir un mandat du début à la fin. « C’est sûr qu’il faut être capable de le tenir l’engagement envers la population », dit-il.

« J’ai quand même une jeune famille et j’ai donné beaucoup. Ça m’a coûté beaucoup personnellement. Il y a une question que je me pose : est-ce que je peux apporter quelque chose qu’un autre ne peut pas apporter, que ce soit en termes d’expérience, de réflexion, de recul par rapport à la politique que j’ai pu prendre, par rapport aux idées, par rapport au vécu. »

Pensionné par l’Assemblée nationale, il dit ne pas recevoir de salaire pour les postes qu’il occupe au sein de l’ADQ. Il se sent donc à l’aise de continuer dans cette voie, sans retourner sous les feux de la rampes comme il l’a été pendant presque deux décennies.

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