Rosemont
17:14 4 juin 2020 | mise à jour le: 4 juin 2020 à 17:14 temps de lecture: 3 minutes

Les coiffeurs sur le pied de guerre pour la réouverture

Les coiffeurs sur le pied de guerre pour la réouverture
Photo: Archives MétroIl faudra désormais porter un masque dans la plupart des salon de coiffure.

Autorisés à rouvrir leurs salons dès le 15 juin, les coiffeurs se préparent à accueillir les nombreux clients qui attendent impatiemment leur retour. Tout sera prêt pour la réouverture, assurent-ils.

Après trois mois de fermeture, les salons de coiffure, de tatouage et d’esthétique pourront de nouveau ouvrir leurs portes à partir du lundi 15 juin.

Enthousiastes, les coiffeurs ont toutefois beaucoup de travail devant eux pour être prêts le jour J. Afin de respecter les directives de la santé publique, ils doivent notamment mettre en place de nombreuses mesures et se se procurer du matériel de protection.

Pour plusieurs coiffeurs, cette quête d’équipements est coûteuse et difficile. Il faut négocier les prix avec les fournisseurs et les délais de livraison sont incertains.

«Trouver le matériel c’est ce qui est le plus compliqué. C’est beaucoup de travail auprès des fournisseurs et les équipements sont à six fois le prix normal», témoigne Julien Huet, propriétaire du salon Graffiti coiffure.

Dans plusieurs salons, une hausse des prix viendra compenser les coûts engagés. M. Huet qui a dépensé près de 4 000$ et versera à ses employés une prime de risque, prévoit d’augmenter les tarifs de 5$. Dans d’autres salons, les prix devraient augmenter de 10 à 20%.

Un nouveau mode de fonctionnement

Masques, visières, blouses, gants, les employés seront équipés de la tête aux pieds. Dans les salons où les sièges sont trop proches, les propriétaires ont pris l’initiative d’installer des vitres en plexiglas.

«En arrivant, les clients devront bien sûr se laver les mains et désinfecter leur cellulaire. Leurs affaires seront rangées dans un sac de plastique. Ils ne pourront plus y toucher jusqu’à la fin du rendez-vous», raconte Marie-Eve Medza, propriétaire du Medz Salon situé sur la rue Masson.

De plus, les clients seront priés d’arriver pile à l’heure de leur rendez-vous et s’ils doivent attendre, ils devront rester à l’extérieur.

«Les gens qui viennent aux deux semaines et ceux qui viennent deux fois par an vont tous venir en même temps à la réouverture. On s’attend aussi à recevoir des appels le jour de l’ouverture, mais comme on a déjà un liste d’attente, il faudra être patient», conclut M. Huet.

À cause du très grand nombre de demandes, les salons prévoient d’être pleins pendant au moins trois semaines avant de reprendre un rythme normal.

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