Rosemont–La Petite-Patrie

La santé et l’éducation au cœur des priorités, selon Vincent Marissal

Vincent Marissal est député de Rosemont–La Petite-Patrie à l’Assemblée nationale.
Vincent Marissal est député de Rosemont–La Petite-Patrie à l’Assemblée nationale. Photo: Caroline Lefer-Palos/Métro Média

En 2022, Vincent Marissal terminera la quatrième année de son premier mandat à titre de député de Québec solidaire dans Rosemont. À l’occasion d’un entretien avec Métro, nous en avons profité pour le questionner sur les enjeux déterminants pour la circonscription. Le député a ainsi abordé les thèmes de la santé et de l’éducation.

La santé au cœur des priorités

Le premier enjeu souligné par M. Marissal, qui est également porte-parole en matière de santé de son parti, est l’état de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, lequel est jugé comme étant vétuste par plusieurs intervenants.  Le député souligne être satisfait d’avoir poussé le gouvernement à préparer un échéancier, qui sera présenté en juin, pour les rénovations de l’établissement. «Je considère que c’est un gain appréciable pour Rosemont parce que ce projet-là était tombé un peu dans l’oubli et toujours repoussé depuis des années», relève-t-il.

Alors que certains secteurs de l’Hôpital seront reconstruits sur sa localisation actuelle, M. Marissal aurait tout de même préféré qu’il soit établi sur un nouveau site, afin de «repartir à neuf». Bien que certaines ailes de l’établissement, comme celles dédiées à la dialyse ou à l’oncologie sont relativement récentes, il craint que l’on «soit tenté de faire du neuf avec du vieux» et que les travaux ne soient pas conséquents au bout du compte. «Il y a environ un an, le coût estimé était de 3,5 à 4 milliards et là on est autour de 2,5, ajoute le député. Est-ce qu’on a rogné dans les projets pour que ça coûte moins cher? Ça se peut, mais si c’est ça moi je pense que c’est une mauvaise idée parce qu’à la fin, ça va coûter plus cher parce qu’il va y avoir de mauvaises surprises.»

Des rénovations, mais pas assez d’écoles

En ce qui concerne le secteur de l’éducation, Vincent Marissal voit d’un bon œil la rénovation de plusieurs écoles du quartier et la construction de l’école semi-privée pour enfants autistes À Pas de Géant dans Angus. Selon le député, il manquerait toutefois encore une école primaire dans le secteur. «[Le quartier] se développe de façon phénoménale. Juste Angus va amener des dizaines de familles. Le problème qu’on a en ce moment, c’est que les enfants qui vont aller à l’école dans Rosemont ne sont pas encore nés, souligne-t-il. Un couple qui achète un condo avec deux ou trois chambres, ce n’est pas pour faire des partys avec leurs amis, c’est pour fonder une famille.»

M. Marissal ajoute que la capacité des classes dans l’Arrondissement est surestimée.

Plusieurs préoccupations citoyennes

Selon M. Marissal, les résidents de Rosemont ont des préoccupations communes. Parmi celles-ci, il est surtout question du logement, des déserts alimentaires, surtout dans l’est de l’arrondissement, du transport en commun et des écoles.

Jusqu’aux élections provinciales prévues en octobre, le député de Rosemont prévoit continuer de s’attarder aux enjeux comme la santé, le logement et l’éducation, mais aussi à la lutte contre les changements climatiques.

Un autre projet que Vincent Marissal aimerait mettre de l’avant est le projet d’une école d’horticulture à proximité du Jardin botanique. «Ça serait un ajout extraordinaire, juste à côté de l’Espace pour la vie et à côté du SRB. Il y a un intérêt pour la culture et l’agriculture urbaine. On pourrait faire une école superbe. La Ville a aussi des terrains», explique M. Marissal.

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