Des voleurs de casse-noisettes très insistants
Un palmier, deux plantes géantes, des bougeoirs, des plateaux de reçus, un distributeur de savon… Jared Tuck et son amie Sandra Forcier, les propriétaires du restaurant Ratafia, sur le boulevard Saint-Laurent, sont habitués à se faire dérober des objets décoratifs. Mais, cette fois, ils ne pouvaient pas en croire leurs yeux.
C’est en passant devant leur établissement, alors que ce dernier était fermé, que les tenanciers ont remarqué qu’il manquait bizarrement quelque chose: leur casse-noisette, qui faisait le bonheur des enfants en cette période du temps des Fêtes et qui surplombait fièrement leur restaurant avec un grand plateau de biscuits à la main, avait disparu. Sidérés, ils se sont précipités à l’intérieur pour scruter les images de leur caméra de surveillance pour réaliser que des voleurs insistants leur avaient rendu visite deux fois plutôt qu’une.
Ils sont arrivés vers 19h20, ont essayé de le voler une première fois, mais n’ont pas réussi. Et puis, ils sont revenus environ 40 minutes plus tard avec des pinces coupantes pour le détacher et l’emporter.
Jared Tuck, copropriétaire, en entrevue à The Gazette
C’est dans le sous-sol du restaurant, au moment de leur emménagement, que les propriétaires avaient trouvé ce casse-noix géant. Ils avaient alors décidé de le mettre en façade afin d’orner leur devanture. Ils avaient même pris la peine, par mesure de précaution, de le sécuriser avec du fil afin de s’assurer que le vent ou des personnes mal intentionnées ne l’emportent.
«Il faut être drôlement motivé pour voler un objet de cette taille, alors qu’il était solidement attaché, mais c’est pourtant ce qui s’est passé dimanche dernier», a déclaré M. Tuck.
Pas la peine de porter plainte
Jared Tuck avait muni son restaurant de caméras de surveillance à la suite d’un cambriolage au mois d’août dernier, où des voleurs s’étaient enfuis avec de l’argent et des appareils électroniques. Un rapport de l’incident avait alors été fait par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Et puis, l’établissement, pour des raisons de clauses d’assurance, avait finalement abandonné sa demande de dédommagements.
Remplacer la porte d’entrée vandalisée avait coûté 1500 $. «Pas sûr que cela vaille la peine de porter plainte à nouveau. Enfin, pas pour un casse-noisette», conclut M. Tuck.