À la défense des citoyens
« Dans le cadre de mon travail, je représente des citoyens. Près de 90 % sont des Rosemontois. Ce qui me tient à cœur, c’est de dénoncer et de combattre les injustices. Je ne me verrais pas faire autre chose. Ma candidature à la mairie est directement liée à ce trait de ma personnalité », indique-t-il d’entrée de jeu.
Se disant « extrêmement déçu » de l’administration en place, qui selon lui, « prend des décisions sans consulter la population », M. Breton souhaite redonner la parole aux citoyens et travailler avec eux.
« Le maire actuel a non seulement changé de parti de façon unilatérale, il a aussi changé de projets. Il a adopté une position qui a été mise de l’avant sur le Plateau-Mont-Royal où les dirigeants prennent des décisions sans consulter la population. Il n’y a même pas d’information, dénonce-t-il. Dans le cadre de ma campagne, je fais du porte-à-porte et je vais vers les gens. J’entends plusieurs cas où les citoyens sont fâchés; on a modifié leur milieu de vie sans les écouter. C’est quelque chose qui m’interpelle beaucoup. »
S’il est élu, M. Breton désire être « proactif » et agir en amont des problèmes.
« Je ne veux pas juste attendre qu’on me présente des plaintes. Le rôle de l’élu est d’aider les citoyens dans tous les contextes. Il doit être un outil facilitateur pour tous ceux qui ont des liens avec Rosemont. Plus l’élu va être sur le terrain, plus on va pouvoir agir rapidement. »
Un Rosemont pour tous
Ayant lui-même grandi à Rosemont – il a habité presque tous les quartiers de l’arrondissement et a fréquenté les écoles Sainte-Bernadette-Soubirous et Marie-Rollet ainsi que le Collège de Rosemont – il connaît bien la réalité du secteur et les besoins des diverses populations qui y habitent.
« Tout au long de notre vie, on traverse plusieurs phases : on est enfant, adolescent, jeune adulte, puis on a une famille. Nos besoins face à la ville évoluent à travers le temps. J’estime que ce qu’il nous faut, c’est une organisation politique et un leader, comme Denis Coderre, qui va être en mesure de les arrimer. C’est un beau défi à relever et je suis sûr qu’on va y arriver », soutient le père de quatre enfants.
De son propre aveu, M. Breton s’est lancé en politique municipale pour changer les choses.
« Pour moi, le palier municipal., c’est celui où on est le plus près de la population. Un élu d’arrondissement, c’en est un de proximité. Je veux rencontrer les gens et améliorer leur milieu de vie, qu’il s’agisse des infrastructures qui les entourent ou de l’offre récréative qu’on leur propose. J’estime que c’est l’engagement politique le plus intéressant et satisfaisant », laisse-t-il savoir.
Un Rosemont, façon Josselin Breton
Quand on lui demande ce qu’il aime de Rosemont, le candidat Breton, qui se décrit comme un citadin dans l’âme, répond spontanément la vie de quartier.
« J’ai passé ma vie ici. J’aime la ville. Pourquoi Rosemont en particulier? Parce que ce sont mes racines. Comme tout le monde, j’ai tendance à vouloir rester dans le quartier qui m’a vu grandir.
« J’aime ce contact humain, cet esprit de voisinage, cette communauté tissée-serrée. Pour moi, vivre en banlieue et avoir une maison isolée avec ma cour, ce n’est pas quelque chose que j’aimerais vivre », indique-t-il.
À savoir ce qu’il améliorerait, il nomme la rue Masson.
« On a perdu beaucoup de commerces de proximité. C’est une grande déception pour plusieurs citoyens. On ne veut pas forcément avoir à se rendre au Dix30 ou dans n’importe quel autre centre commercial pour faire nos achats. On veut avoir un esprit communautaire avec des entreprises de quartier. Je ne suis pas contre le développement économique qu’il y a eu entre le boulevard Saint-Michel et la rue d’Iberville. Par contre, il faudrait peut-être profiter de ce boom pour le transposer sur le tronçon compris entre les boulevards Saint-Michel et Pie-IX, de sorte à combler l’ensemble de nos besoins pour qu’on n’ait plus à sortir de l’arrondissement pour aller dans les centres commerciaux », fait-il valoir.