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Développer les appuis dans l'est de Rosemont

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Troisième à l’issue du vote, Jean Trudelle, candidat défait dans Rosemont, estime que Québec solidaire devra redoubler d’efforts dans les prochaines années pour rejoindre les électeurs de l’est de cette circonscription.

« Je suis profondément satisfait de la manière dont on a mené la campagne. Si l’élection s’était déroulée du côté ouest de quartier, on l’aurait remportée. C’est beaucoup plus difficile de pénétrer dans l’Est.

« On s’attendait à faire un peu mieux; c’est clair que mon adversaire libéral, Thiery Valade, avait une connaissance plutôt approximative de ce qui se passe dans le quartier. Effectivement, on pensait gruger davantage de votes au PLQ », admet M. Trudelle.

Selon lui, il est évident que les enjeux nationaux ont rapidement pris le dessus sur les enjeux locaux, lors de la campagne.

« Une grande partie de la circonscription de Rosemont est très difficile à atteindre : il y a beaucoup moins de vie communautaire qu’autour de la rue Masson. C’est clair qu’on va essayer de travailler là-dessus dans les prochaines années. Il faut qu’il y ait une meilleure connaissance des idées de Québec solidaire. Pour moi, c’est un travail à poursuivre. On a quand même fait 7 % de mieux que lors des dernières élections », avance-t-il, promettant de continuer son engagement en politique active.

Dans les prochains jours, la formation effectuera un bilan de la campagne et élaborera une stratégie pour percer cette barrière.

Repenser le mode de scrutin

Si M. Trudelle n’a pas été élu, il se réjouit toutefois des gains effectués par sa formation politique, qu’il qualifie de « grand parti en devenir ». Rappelons que Québec solidaire compte désormais trois députés élus (Françoise David, Amir Khadir et Manon Massé). Cependant, à l’instar de sa chef, il déplore le mode de scrutin.

« Ce qui ressort de cette élection, c’est qu’on a vraiment un problème avec le mode de scrutin. Trop de gens pensent qu’il faut voter pour l’un de deux vieux partis pour que les choses changent. Il y a donc des gens qui ne votent pas selon leurs convictions. Il faut se battre pour qu’il y ait un mode de scrutin proportionnel: c’est la seule manière, je crois, de faire que sorte qu’il y ait quelque chose de positif », plaide M. Trudelle.

Il annonce que sa formation surveillera le PLQ de près, estimant que « l’ère Charrest n’est pas terminée ».

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