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Ça « brasse » à l'Espace Affaires Rosemont

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Outre la création d’un centre d’innovation, un autre projet de collaboration entrepreneuriale fermente du côté de l’Espace Affaire Rosemont : la création d’une coopérative brassicole.

« L’initiative Ma Brasserie regroupe plusieurs microbrasseries qui se sont dotées d’un plan de production. On y retrouvera des équipements, une école de brassage et un salon de dégustation avec une terrasse. Le quartier s’anime; il y aura une place où aller boire un verre », annonce Jean-François Lalonde, directeur général de la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Rosemont – La Petite-Patrie.

Plus qu’un simple bar, ce lieu se veut un centre d’interprétation de la bière.

« Contrairement au Brouhaha, ce ne sera pas un restaurant. Nous allons installer des bornes d’information dans notre salon de dégustation, pour créer un showroom dédié au brassage. Les gens vont pouvoir voir nos installations, on va faire des visites. On va aussi avoir une école affiliée où les gens vont pouvoir réellement brasser de la bière. Ce ne sera pas uniquement une formation théorique. C’est une première à Montréal », informe fièrement Marc Bélanger, l’homme derrière Ma Brasserie.

L’ouverture qui devait se concrétiser ce printemps se fera plutôt à l’automne. L’arrivée prochaine de ce nouveau joueur aura un impact positif sur le quartier, estiment les deux hommes.

« Quand je me suis installé ici avec le Brouhaha, c’était un secteur qui ne rapportait pas une bine, et maintenant, on est presque rendu à saturation. Il faut avoir une vision », insiste M. Bélanger.

« Espace Affaires Rosemont est en train de s’intégrer de manière plus complète dans un quartier résidentiel. Ça fait partie des efforts déployés pour que les zones d’emplois ne se vident pas à 17 h et deviennent des no man’s land après les heures de travail. Dans ce cas-ci, on ne parle pas juste d’une entreprise qui vient installer un plan de production, c’est aussi un lieu qui sera le théâtre de plusieurs activités », fait valoir M. Lalonde.

L’union fait la force

Mais pourquoi opter pour un modèle d’affaires coopératif?

« Ça va nous permettre d’avoir un plus grand pouvoir d’achat et de rentabiliser nos opérations. Un système de brassage est extrêmement dispendieux, particulièrement pour les petits brasseurs, surtout si on considère qu’on l’utilise une à deux fois par semaine maximum. Avec cette initiative, on optimise nos ressources », explique M. Bélanger.

Au-delà des équipements, les membres de Ma Brasserie vont aussi partager des valeurs.

« C’est une des conditions pour prendre part au projet : adhérer à la vision de l’entreprise. On veut partager nos connaissances et nos contacts. Il n’y a pas de compétition entre nous. Pour la plupart, nous sommes des amis et collaborons déjà ensemble. On est un petit milieu tissé serré », ajoute le propriétaire du broue pub Brouhaha.

Information : mabrasserie.com

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