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Le marché de la seconde chance

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Tous les jours au marché Jean-Talon, producteurs et commerçants s’affairent à vendre fruits et légumes de saison aux foodies qui déambulent entre les étals colorés qui embaument les différents arômes. Le kiosque 133, toutefois, se distingue des autres. Pas en raison de son offre de produits ou la qualité de son service, mais plutôt par sa vocation : on y aide de jeunes adultes à réintégrer le marché du travail.

C’est la deuxième année que la ferme Jeunes au travail, située sur le rang du Haut-Saint-François à Laval, est présente au marché de l’avenue Henri-Julien.

« L’an passé, c’était un test. On occupait une petite portion d’un autre kiosque. Cette fois-ci, on a décidé d’en aménager un vrai », soutient Marie-Pier Beaulieu, responsable des communications.

Grâce à ce nouveau volet, l’organisme qui œuvre depuis 20 ans auprès des jeunes décrocheurs, souhaite offrir de nouvelles expériences à sa cinquantaine de membres, âgés de 16 à 25 ans.

« On fait de l’insertion socioprofessionnelle. Les jeunes qui travaillent à la ferme reçoivent une formation de base notamment en agriculture biologique, en service à la clientèle, en entretien ménager, en cuisine commerciale et en ébénisterie. Il s’agit d’un programme de six mois et les participants sont rémunérés », explique Mme Beaulieu.

« Dans les champs, la cuisine ou l’atelier, les jeunes ne sont pas souvent en contact avec le public, comme c’est le cas au marché Jean-Talon. Ça leur permet de développer leur service à la clientèle, leur courtoisie, mais aussi leur confiance en soi », ajoute son collègue Simon Guertin-Cabana, responsable du projet.

Financer la réussite

Au kiosque 133, on retrouve les fruits et légumes biologiques cultivés à la ferme Jeunes au travail, mais également des conserves et autres produits transformés mitonnés par les participants. Tous les profits servent à financer ce programme.

À savoir si l’organisme sera de retour au marché l’an prochain, cela dépendra de sa rentabilité, soutien M. Guertin-Cabana.

« C’est sûr que ça représente une entrée d’argent supplémentaire qui est nécessaire à la survie de l’organisme. Si on atteint nos objectifs financiers, on va rester, car c’est une belle vitrine pour nos jeunes », conclut-il.

Pour en savoir plus sur la ferme Jeunes au travail, on visite le www.jeunesautravail.ca.

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