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L’athlétisme, un projet de vie

Jean-Yves Cloutier œuvre dans le milieu de l’athlétisme depuis plus de 30 ans. Cet ancien athlète et désormais entraîneur de renom, a décidé de partager sa passion pour ce sport avec le plus grand nombre de coureurs, qu’il soit du amateur ou plus aguerri. Incursion dans l’univers d’un homme ayant l’athlétisme tatoué sur le cœur.

Le Rosemontois a eu la piqûre de l’athlétisme dans les années 1970. De 1973 à 1983, il a parcourru les compétitions provinciales et nationales. Il a réussi sa meilleure performance en 1979, lorsqu’il a terminé au septième rang à l’épreuve du 10 000 m, au Championnat canadien.

Après sa carrière d’athlète, M. Cloutier est alors sollicité de toute part pour entraîner la relève.

« En 1981, j’entraînais des jeunes à l’école secondaire Marguerite-de-Lajemmerais. Ça m’a donné la piqûre du coaching. Je n’avais jamais pensé à l’entraînement avant. Étant donné le succès instantané que j’ai eu quant à la participation des élèves à mon cours parascolaire, je ne voulais pas les perdre à la fin de l’année scolaire. Je recevais aussi beaucoup de demandes d’autres personnes pour être leur entraîneur. J’ai alors décidé de tous les regrouper en un lieu et en avril 1982, le club d’athlétisme les Vainqueurs a vu le jour », raconte-t-il.

L’organisation rosemontoise regroupe aujourd’hui plus de 500 athlètes, de débutant à l’élite. Un élément important pour le président de l’association.

« Ma vision de l’athlétisme est celle du développement dans tous les niveaux. C’est ma marque de commerce. Je veux leur donner le goût de s’entraîner et leur inculquer de bonnes valeurs de vie tout en s’identifiant à un club. Pour moi c’est important. Je souhaite donner le meilleur encadrement selon leur calibre. L’athlétisme est accessible à tous. Ça fait partie de ma mission », indique M. Cloutier.

Avec cette vision en tête, l’entraîneur met tous ses efforts à satisfaire les objectifs de ces athlètes. D’ailleurs, son but n’est pas de tous les diriger vers la compétition, mais davantage de les aider à réaliser leurs rêves.

« J’aime entraîner les gens et les voir s’améliorer. Si je peux amener quelqu’un à courir, l’aider à faire son premier marathon et lui permettre d’atteindre ses objectifs, c’est ce qui me satisfait », soutient-il.

Le club les Vainqueurs est devenu une association bien connue au sein du milieu sportif. Étant à la retraite depuis un an, M. Cloutier pense à ce qu’il va léguer après son départ.

« Mon plus grand souhait est de bâtir quelque chose qui va rester, admet-il. Même si je ne suis plus actif, je veux léguer quelque chose qui va servir aux Montréalais. Ça ne donne rien de bâtir pendant 30 ans et que lorsque tu te retires, tout s’écroule. Ça arrive trop souvent. Je veux léguer quelque chose, une base solide. Je suis sûr que sans moi, le club va continuer de vivre. »

M. Cloutier ne s’attendait pas à accomplir autant lorsqu’il a commencé l’athlétisme dans les années 1970. Malgré les sacrifices, il ne regrette rien.

« Je n’aurais jamais pensé être le coach de 250 personnes, d’amener deux athlètes aux Championnats du monde et de faire le tour de la planète. C’est une vie qui est différente et plaisante et je ne l’échangerais pas », affirme-t-il.

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