Rosemont
09:48 10 juillet 2013 | mise à jour le: 10 juillet 2013 à 09:48

Vingt nouvelles ruelles vertes

Dans sa lutte contre les îlots de chaleur, l’arrondissement Rosemont – La-Petite-Patrie annonce que vingt ruelles vertes verront le jour cette année. Celles-ci seront marquées par une toute nouvelle signalisation.

Ces projets en cours de réalisation s’ajouteront aux vingt ruelles déjà végétalisées lors des deux dernières années.

Un montant de 250 000 $ sera consacré à soutenir leur développement. « Il nous apparait important de soutenir symboliquement ces regroupements de résidants et de marquer les territoires qu’ils se sont fièrement réappropriés », explique le maire de l’arrondissement, François William Croteau. Il a également mandaté le programme Écoquartier en vue d’animer les groupes de résidants intéressés.

De jardin à décharge? Non, selon le REQ

Dans un article publié le 27 juin par le Journal de Montréal, intitulé « De jardins à décharge », la journaliste Sonia Noreau faisait observer l’état lamentable de certaines ruelles vertes.

Le Regroupement des éco-quartiers (REQ) a répondu par voie de communiqué être au fait de la situation. « Nous travaillons à conscientiser les citoyens en organisant, entre autres, de nombreuses corvées de nettoyage ainsi qu’une grande collecte d’objets réutilisables [le] samedi 29 juin. Bien que la ruelle verte ne soit pas une panacée aux problèmes de propreté, nous sommes convaincus qu’elle fait partie de la solution », a indiqué le REQ.

Son directeur a souligné qu’une comparaison entre les ruelles standards et les ruelles vertes aurait donné un portrait plus réaliste. Pour Sylvain Perron, vice-président du REQ, c’est l’absence de la dimension sociale qui l’a le plus déçu.

Frédéric Bourrely, président de l’organisme, a indiqué pour sa part que « certaines ruelles existent depuis des années, portées par des citoyens motivés qui ont investi de leur temps et de leur argent. Ils ne se sont pas laissés abattre par les dépôts sauvages, les graffitis, les passages de gros camions qui endommagent parfois les aménagements ou encore la perte de membres de comité de ruelle. C’est un travail de longue haleine qui demande beaucoup de détermination et de persévérance. »

(R.P.T.)