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Mondiaux : les Canadiennes s'inclinent en finale

Le scénario a été inversé, le 9 avril, en finale du Championnat du monde féminin de hockey alors que les Américaines l’ont emporté 3-2 sur les terres des Canadiennes, plus précisément à la Place Banque Scotia, à Ottawa.

En 2012, ce sont les représentantes de l’unifolié qui s’étaient imposées chez leurs éternelles adversaires, grâce à une victoire de 3-2 acquise en prolongation à Burlington, au Vermont.

Malgré les efforts de la Rosemontoise Caroline Ouellette, un but et une passe, et de Marie-Philip Poulin, deux passes, les Canadiennes ont subi une 5e défaite à leur 15e finale du mondial féminin.

Ouellette a d’ailleurs été choisie la joueuse du match du côté des championnes olympiques, alors que Poulin a été nommée joueuse la plus utile du tournoi au sein de l’équipe d’étoiles.

Les Américaines sont pour leur part couronnées pour une quatrième fois dans les cinq dernières années du prestigieux rendez-vous. Elles l’ont aussi emporté en 2005, 2008, 2009 et 2011.

Indisciplinées

Au début du deuxième tiers, les Américaines sont sorties en force, exploitant à merveille leur vitesse et leur agilité.

Les résultats ne se sont pas trop fait attendre, Brianna Decker créant l’égalité 1-1 à 2:43 en déjouant la gardienne canadienne Shannon Szabados d’une feinte avant de glisser la rondelle à sa gauche.

Les Canadiennes ont par la suite surtout retenu l’attention en écopant de quatre pénalités coup sur coup.

Ce qui devait arriver arriva, les Américaines prenant les devants pour la première fois à 14:26 alors que Rebecca Johnston, pour mise en échec, et Hayley Wickenheiser, pour coup de coude, étaient au cachot.

Après avoir multiplié les acrobaties dans les minutes précédentes, Szabados s’est avouée battue par le lancer frappé de Megan Bozek.

L’Albertaine a cependant gardé les siennes dans le match à la 17e minute en effectuant un bel arrêt du bout de la jambière. Les Canadiennes ont alors semblé reprendre vie et ont profité d’une punition à leurs adversaires pour ramener tout le monde à la case départ. À 17:50, Ouellette a fait 2-2 d’un beau tir frappé. Des mentions d’aide sont revenues à Catherine Ward et Poulin.

Les Américaines ont encore frappé rapidement au début du troisième engagement. Après quelques belles montées de part et d’autre, Amanda Kessel s’est fait une passe par la bande à la ligne bleue avant de filer vers Szabados et de toucher la cible d’un beau lancer du poignet dans le haut du filet à 3:09.

Les Canadiennes ont cogné à la porte de Vetter à quelques occasions par la suite, mais les Américaines ont admirablement bien défendu l’enclave, bloqué quelques tirs et empêché leurs rivales d’être vraiment menaçantes.

Au final, Vetter a bloqué 14 des 16 tirs des Canadiennes, tandis que Szabados a effectué 27 arrêts.

« Une claque dans le visage »

La formation canadienne féminine espérait offrir un meilleur spectacle à ses milliers de partisans venus l’encourager en finale. Malheureusement, l’équipe américaine a été beaucoup plus convaincante et s’est imposé 3-2.

« C’est une claque au visage parce que c’était évident que leur niveau d’habileté était meilleur que le nôtre ce soir », a affirmé sans détour Caroline Ouellette, dans les entrevues d’après-match.

La Rosemontoise a analysé froidement ce revers. « À cinq contre cinq, elles ont été meilleures que nous. Elles ont mieux exécuté, elles ont fait de belles feintes et nous ont déjouées facilement. Ce n’était pas un manque de volonté (de notre part), c’était un manque d’exécution. Je pense que nous avons beaucoup de choses à travailler [en vue des Jeux olympiques de Sotchi]. »

Questionnée à savoir si une chose en particulier a fait la différence, l’attaquante de 33 ans a vanté le contrôle du jeu de ses adversaires.

« Leurs passes étaient très précises et elles ont bien bougé la rondelle, sans paniquer. »

Les pénalités que les Canadiennes ont reçues au deuxième vingt ont également fait mal selon Ouellette. « Elles ont gagné beaucoup de momentum avec leurs avantages numériques, même si nous avons réussi à bien nous défendre. Ce n’est pas le genre de match que nous méritions de gagner », a conclu celle qui en était à une 11e participation au mondial féminin.

(Source : Sportcom)

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