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75 kg de miel rosemontois!

Beauchemin Philippe - TC Media
Après avoir passé une première année à butiner les fleurs du grand Rosemont, les 200 000 abeilles présentes sur le toit du technopôle Angus peuvent maintenant penser à leur repos hivernal. Le travail est terminé et le résultat est au-delà des espérances de leur maître : près de 150 livres de miel ont été produits!

« On pouvait se douter, avec le nombre de terrains en friche, la présence de nombreuses boîtes à fleurs et le Jardin botanique tout près, qu’elles ne manqueraient pas de nourriture et de pollen. On espérait donc obtenir entre 30 à 40 kilogrammes de miel, mais c’est pratiquement 75 qu’elles ont produits. C’est une très bonne production pour une première année », laisse entendre France Aubut, de l’organisme Bee Api.

Une bonne part de la récolte des ruches a été vendue à la Société de développement Angus. Il reste tout de même amplement de miel à faire goûter au grand public, ce qui sera possible pour les visiteurs de l’Autre Marché de Noël, ouvert les 2 et 3 décembre dans le Locoshop du Technopôle Angus.

Là, les gens pourront acheter un ensemble de pots de dégustation comprenant un petit du miel campagnard et un autre rosemontois. Une façon de comparer deux saveurs différentes, explique Mme Aubut. « Le miel de campagne, tout comme celui de trèfles, est souvent plus clair, plus liquide. Le miel récolté ici est beaucoup plus ambré, foncé et parfumé. On y décèle un goût de menthe, de fleurs tropicales, de sucre d’orgue et de noix de coco. À mon avis, il est vraiment très bon. »

Cette diversité s’expliquerait par un grand nombre de fleurs et d’arbres fruitiers sur le territoire butiné par les abeilles. Selon la recherche effectuée par Bianca Fréchette, mélissopalynologue à l’Université du Québec à Montréal, la composition pollinique du miel de Rosemont laisse voir une nette dominance de trèfle, mélilot et vesce jargeau. On y décèle également la présence de tilleul, vinaigrier, lin, d’arbres fruitiers et celle de pissenlits, asters, marguerites, tournesols, chrysanthèmes et rudbeckies. En quantité moindre, il comporte des traces de campanules, menthe, monarde et de sarrasin.

D’ici au printemps

L’an prochain, une quatrième ruche sera ajoutée sur le toit du Technopôle, faisant augmenter de nouveau la production et la récolte de miel. D’ici là, Mme Aubut prépare ses abeilles à affronter l’hiver.

« On leur a déjà administré un traitement biologique en prévision de la période hivernale à venir. Dans quelque temps, on va couvrir les ruches et les protéger du froid et de la neige », explique-t-elle.

Les abeilles recommenceront leur travail de butinage au printemps prochain, alors que les premiers bourgeons écloront dans les arbres et que les boutons de fleurs commenceront à poindre.

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