Des citoyens excédés par la présence de rats
« J’ai peur de me faire mordre, avoue Manon Audet, résidente de la rue des Carrières. Je n’ose plus sortir dans ma cour », confie-t-elle.
Elle n’est pas la seule dans ce cas. Michèle Andreani, propriétaire du commerce Rose Café ne supporte plus la situation.
Mme Andreani explique que « des dizaines de rats » ont investi, cet été, un quadrilatère comprenant les rues des Carrières, des Écores, Louis-Hémon et le boulevard Rosemont.
« Je me suis rendue compte qu’il y avait un ou deux rats dans mon jardin au mois de mai dernier. Rapidement, il y en a eu des dizaines. Je les voyais aller et venir depuis le bâtiment à côté. Ensuite, ça a été l’enfer », raconte-t-elle.
La propriétaire a dû condamner sa terrasse et son jardin.
« Je disais aux clients que l’on faisait des rénovations. Mais je sais qu’il y en a qui ont quand même vu les rats. Je suis certaine d’avoir perdu des clients à cause de ça », déplore-t-elle.
Elle n’est pas la seule commerçante du secteur à avoir aperçu les rongeurs.
« J’en vois parfois en arrière, explique Constantino Dedes de la pizzeria Miteras.
Une quarantaine de pièges
Mme Andreani et Mme Audet ont appelé le 311 à plusieurs reprises et déposé des plaintes auprès de l’arrondissement.
Elles ont également mis des pièges. Un inspecteur est venu au mois de juillet.
« Une extermination a été faite et le problème a été réglé. Le dossier a ensuite été fermé, car nous n’avons pas eu d’autres plaintes », explique Serge Fortin aux communications de l’arrondissement.
Selon Mme Andreani, une quarantaine de pièges ont été posés dans la bâtisse à côté de son café, un bâtiment de trois logements qui est à vendre depuis plusieurs mois.
« Il semble que des travaux de rénovation ont été faits. Ils ont enlevé l’ancienne toilette, mais n’ont pas rebouché le trou. Les rats ont visiblement commencé à sortir », pense Mme Andreani.
Courte accalmie
Après la dératisation, la situation est revenue à la normale au mois d’août, mais plusieurs citoyens ont à nouveau aperçu des rats le mois dernier.
« Nous avons emménagé au mois de septembre et on en voit plusieurs depuis notre balcon », témoigne Oriane Le Campion, qui habite un logement au-dessus du café.
Mme Audet confirme également avoir revu les rongeurs.
« Je les vois passer sous ma galerie. Il y a encore des trous un peu partout dans le coin », ajoute-t-elle.
La résidente a d’ailleurs rappelé l’arrondissement pour lui signifier le problème et espère que la situation pourra être réglée rapidement.