Saint-Laurent

Deux nouvelles murales à Saint-Laurent

Deux nouvelles murales à Saint-Laurent
Photo: Photo: Gracieuseté – Chani Caron PichéOn compte maintenant sept murales à Saint-Laurent.

Le Vieux Saint-Laurent a pris de nouvelles couleurs dans les dernières semaines. Deux murales, dont la création a été coordonnée par l’organisme KOLAB, ont fait leur apparition. 

Avec Cœurs combattants – Équanimité, peinturée sur la façade d’un magasin de vêtement au coin du boulevard Décarie et de la rue Decelles, l’artiste Ankhone espérait «raconter une histoire» qui repose sur trois éléments principaux. 

À gauche, le visage coloré d’une femme représente «l’âme de la planète», et celle-ci a comme rôle d’accueillir Gaïa, une figure grecque. Cette déesse incarnant la mère de la Terre donne la vie à des enfants qui courent, qu’on peut observer sur la droite de la murale.

Ankhone a eu l’aide d’une poète lors de son processus de création. C’est elle qui est d’ailleurs l’auteure du texte qu’on retrouve en bas de la murale.

L’artiste avait comme but de créer un certain contraste entre les différents éléments qui constitue son œuvre. «Il y a des formes de superposition qui crée un rythme», explique-t-il. 

Cette réflexion repose sur des rencontres citoyennes qui ont eu lieu il y a plusieurs semaines.

Romain Boz a réalisé un clin d’œil à Ankhone en intégrant le même petit enfant dans son œuvre.

Éveil

La mise en place de l’oeuvre Curiosité générique des profondeurs, sur un conteneur à la place Rodolphe-Rousseau, a quant à elle été repoussée pour des raisons logistiques. Une réplique a pour le moment été installée.

Son auteur, Romain Boz, aussi connu sous le nom de Lorem Ipsum, est calligraphe de formation, ce qui influence fortement ses pratiques artistiques. «C’est une légèreté d’utilisation de pinceau que j’ai développée», souligne-t-il.

La littérature arabe chinoise et latine compose les trois calligraphies de l’œuvre.

Dans le but de créer une «forme de curiosité», aucun visage n’est perceptible sur la murale. On y aperçoit seulement un enfant, qui est aussi dans l’œuvre de Ankhone, se trouvant de dos.

Ces projets artistiques sont issus du Programme d’art mural de la Ville de Montréal, en collaboration avec l’arrondissement Saint-Laurent.