Culture
07:00 22 juillet 2020 | mise à jour le: 20 juillet 2020 à 20:23 temps de lecture: 3 minutes

L’artiste derrière la nouvelle murale à Saint-Laurent

L’artiste derrière la nouvelle murale à Saint-Laurent
Photo: Denis GermainDans son atelier, Bryan Beyung travaille sur ses maquettes.

Une nouvelle murale émergera dans les prochaines semaines à Saint-Laurent. C’est le Laurentien d’origine Bryan Beyung qui en est le chef d’orchestre.

L’artiste de 35 ans est replongé dans ses souvenirs d’enfance au courant de sa recherche, en quête de moments où il était entouré de sa famille. C’est d’ailleurs ce qui constituera le noyau de son œuvre.

«J’ai été recherché dans les vieux albums chez ma grand-mère, chez mes cousins et cousines. On a tous grandi dans ce quartier-là, indique M. Beyung, qui a récemment complété les premières maquettes de la future murale.

Pour celui qui habite aujourd’hui dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, c’est à Saint-Laurent qu’il a été initié à la culture québécoise.

Ses parents se sont rencontrés dans un camp de réfugiés et ont pris le chemin de la Belle province alors que le régime des Khmers rouges ravageait le Cambodge.

«C’est un peu un clin d’œil à ces souvenirs-là et le fait qu’on était confortables dans ce quartier où on a pu grandir.» – Bryan Beyung, artiste originaire de Saint-Laurent

Parcours

Bryan Beyung a toujours eu un penchant pour les arts visuels. Jeune, il reproduisait les pages frontispices de bandes dessinées et les logos d’équipes de hockey.

«Par la suite, à l’adolescence, j’ai eu accès à des canettes aérosol et ça s’est transformé en graffitis. C’est comme ça que j’ai appris pour mes compositions murales», raconte celui qui a participé à une trentaine d’expositions collectives.

Jusque-là, les arts demeuraient qu’une passion pour Bryan Beyung, puisqu’il ne pensait pas pouvoir en vivre. «C’est ce qu’on m’a toujours mentionné et ce n’est pas quelque chose que j’ai cherché à [questionner]», se rappelle-t-il.

Tout en faisant quelques contrats de peinture, il étudiait en commerce international à l’université, mais l’intérêt n’y était pas. C’est lors d’un stage à New York qu’il a eu une révélation, en visitant des galeries d’art.

«C’est là que j’ai compris que, moi aussi, je voulais développer ma propre identité artistique, qui est très près en fait de [l’idée] de découvrir son identité», explique M. Beyung.

Après des emplois aux finances à la Ville de Montréal et comme graphiste à l’arrondissement Saint-Laurent, il a décidé de se lancer comme artiste à temps plein il y a quelques années.

Style

Aujourd’hui, Le Laurentien d’origine n’utilise plus la canette aérosol, mais seulement des pinceaux et de la peinture à mur. «Je crois que je peux aller chercher un peu plus de richesse pour certaines couleurs en faisant mes propres mélanges. Et puis, j’aime bien le contact direct avec le mur que je n’avais pas avec l’aérosol», explique celui qui a résidé plus jeune sur la rue Crevier.

Après plusieurs années, le style de Bryan Beyung s’est construit à l’aide de cours de peinture classique en Espagne notamment et par sa formation de design graphique.

Si un autre projet l’attend à la fin de juillet dans l’arrondissement LaSalle, l’artiste devrait amorcer la murale qui prendra place près du Centre des loisirs vers la mi-août.

Lieux d’exposition

  • Boston
  • Espagne
  • Cambodge
  • Haïti

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