Suivre ses passions de l'atelier au marché
Cette aventure commence après que Mme Dalati ait arrêté de travailler. «J’avais un collier cassé et je voulais m’acheter un fermoir. Je voulais un passe-temps. C’est devenu une grosse passion, un peu maladive», avoue-t-elle.
Ayant vu sa mère et sa grand-mère porter des bijoux, elle avait l’habitude du médium. Des années plus tard, c’est à son tour d’en mettre, et d’en parer les autres.
«J’ai commencé sur le tard, avec des colliers de perles. Ensuite, j’ai manié zamak.» Il lui est plus facile de travailler ce matériel hypoallergénique. «J’ai toujours été allergique à plusieurs alliages, sauf à l’or et à l’argent, au désespoir de mon mari», dit-elle avec humour.
Dans son atelier, à la maison, elle confectionne ses créations avec persévérance. «Il faut d’abord mettre le gabarit. Ça prend du temps, de la patience. Vous jouez avec la matière comme un Lego: il faut oser», affirme-t-elle.
Suzy Dalati est aussi peintre à ses heures. «L’inspiration me vient, pour les bijoux comme pour la peinture, des couleurs que j’aime. Le rouge, le blanc et le noir sont des couleurs avec lesquelles je vais travailler», précise-t-elle.
L’artiste, que l’on peut voir dans cinq ou six expositions par année, confie que le Marché Casse-Noisette est son préféré. «C’est bien organisé, bien décoré. Les kiosques sont uniformes et il s’est beaucoup diversifié. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses.»