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Du Tai-Chi comme en Chine…au parc Cousineau

À 9 heures ce matin, il fait déjà chaud au parc Cousineau. Un ciel menaçant et un taux d’humidité incommodant n’empêchent pas une quarantaine de lève-tôt à venir participer à l’atelier de Tai-Chi, offert tous les dimanches de l’été, par l’arrondissement de Saint-Laurent. Une expérience étonnamment rafraîchissante.

Attention aux idées reçues, le Tai-Chi-Chuan n’est pas pratiqué seulement par des Asiatiques aux pieds nus dans les parcs et jardins des grandes capitales financières du monde, il se pratique aussi près de chez nous. Martin Yuen, le maître et professeur de Tai-Chi, adore ces ateliers : « C’est un moment particulier, les gens viennent de Saint-Laurent, mais d’ailleurs aussi pour se familiariser avec cet art martial venu de Chine ».

 

Casquette vissée sur la tête, il enchaîne les mouvements avec une dextérité déconcertante pendant que ses disciples tentent de l’imiter. Un pas en arrière, une esquive du bras, tous les mouvements sont effectués au ralenti, il répète et répète jusqu’à que l’assistance soit prête à le suivre dans la prochaine séquence. Il insiste sur l’énergie qui prend naissance dans les pieds, sur l’importance de chaque souffle, de chaque geste. Une initiation qui prend vite l’allure d’un spectacle ressourçant et rafraîchissant.

Un premier pas vers le bien-être

Le Tai-Chi-Chuan est reconnu pour ces effets bénéfiques sur le corps et la santé de l’être humain qui le pratique. Lorraine Belair le sait bien, elle a arrêté de fumer et elle s’est dirigée vers cette chorégraphie millénaire, « Le Tai-Chi-Chuan, je le pratique régulièrement, il m’a permis de reprendre ma santé en main en douceur, cela m’apporte un équilibre », dit-elle. Présente chaque dimanche, elle le pratique aussi au Centre de loisirs de la ville avec deux de ses amis, Bernard et Lorraine, qui l’accompagnent ce matin.

Bernard insiste sur l’aspect mental et pointu de ce sport qu’il pratique depuis quinze ans, « le Tai-Chi est un sport qui peut être extrême ou non, de 24 à 108 mouvements dans une même séquence, cela peut devenir déroutant, mais l’important c’est de maîtriser l’intention et le geste suivra. » Il ajoute: « cela reste un sport pour tous justement parce qu’il peut être pratiqué en fonction de ces capacités».

 

Lorraine admire de loin Martin Yuen, elle apprécie la dextérité du maître et souligne combien c’est important d’avoir des ateliers de cette sorte ouverts à tous. « La gratuité permet à un large public de se déplacer, c’est aussi un moment convivial, d’échange avec les autres ». Un moment qui fait de plus en plus d’adeptes pour le bonheur de tous.

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