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Un jardin suspendu écologique

Il est des idées que l’on aimerait voir essaimer sur tout le territoire de Montréal. Sur le toit de la Maison de l’Enfance de Saint-Laurent existe un paradis vert, un paradis à vocation humanitaire.

Quelques escaliers à gravir et l’on découvre une oasis, « un jardin nourricier » comme à plaisir à l’appeler Guy Déziel, le Directeur de Vertcité, organisme gestionnaire de l’Éco-quartier Saint-Laurent. Courges, tomates, fleurs comestibles, poivrons, tournesols, et bien d’autres légumineuses sont en ébullition. L’eau de pluie y est réutilisée, les contenants sont en matières recyclables à 100%, et la partie végétale du toit combat la chaleur environnante.

 

L’installation de ce potager est un projet pilote à succès, Simon Broquet, Coordonnateur du programme Éco-quartier Saint-Laurent, n’en démord pas. La culture urbaine écologique est une des solution aux difficultés de la vie dit-il : « Ici, nous faisons des ateliers avec les familles dans le besoin de la maison de l’enfance. On leur offre une possibilité simple et peu couteuse de se nourrir, facile à pratiquer chez soi ».

Un projet global en devenir

Érigé sur l’un des seuls bâtiments de construction éco-responsable de l’arrondissement, ce potager rempli un rôle social important. Les familles et les jeunes enfants s’y retrouvent, échangent, et profitent des récoltes. Simon souhaite dans l’avenir boucler la boucle : « Nous espérons dans les prochaines années offrir des ateliers de nutritions avec nos partenaires afin de lutter efficacement contre la mal-bouffe, un fléau pour tous les gens dans le besoin ».

Ce projet est né d’une réalité évidente à Saint-Laurent, les terres arables ont laissé place à l’un des plus grands parcs industriel du pays. Il était nécessaire de faire revivre cette agriculture de façon harmonieuse afin de répondre à des besoins en alimentation de plus en plus pressants, estime Guy Déziel. Il invite d’ailleurs tous les acteurs de la cité à s’investir dans de tels projets, « nous sommes prêts à offrir notre expertise à tous moments, nous espérons devenir l’interlocuteur unique aux services des citoyens et de la municipalité ».

Un projet pilote qui investit aussi certaines écoles de l’arrondissement. Pour Simon, l’avenir de la planète passe par l’éducation des enfants. Les enfants sont des éponges. Ils comprennent vite et semblent des fois beaucoup plus à même de faire passer le message, même à leurs parents, explique-t-il. « Lors de nos ateliers parents-enfants, je me suis surpris à voir des enfants éberlués d’entendre leurs parents ne pas détenir certaines notions en développement durable, notamment à propos du recyclage », raconte t-il, avec amusement, tout en assurant que dans la globalité, la population est de plus en plus sensible à la protection de l’environnement.

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