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Pas de vacances pour la COCLA

Une vingtaine de personnes en ligne un vendredi midi sous une chaleur suffocante, c’est la réalité de la Corporation Culturelle Latino-Américaine de l’amitié (COCLA). Tous les vendredis, de 10h à 17h, les membres de l’association offrent des denrées alimentaires aux plus démunis.

L’hiver est loin, mais les besoins en alimentation sont encore plus criants explique le directeur de la COCLA, Julio Rivera-Gamarra. Nous avons cette année entre 10% et 15% de demandes en plus, les gens viennent de très loin pour avoir de quoi se nourrir ».

 

L’été de nombreux dispositifs sont fermés ou travaillent moins régulièrement. La COCLA, elle, déborde. « Nous manquons de place, de produits laitiers pour les jeunes enfants, d’effectif… L’été est une période difficile pour tout le monde et la demande ne cesse d’augmenter. Moisson Montréal nous aide énormément, mais il nous arrive d’aller acheter des produits pour pouvoir subvenir à certains besoins.»

Une vocation à redéfinir

À ses débuts, la clientèle de l’association était en majorité d’origine latino-américaine. Elle s’est diversifiée avec le temps. « Depuis quelques mois, nous avons beaucoup de demandes de gens venus du Maghreb, du continent africain en général. Il y a beaucoup de familles monoparentales, de plus en plus de retraités et depuis peu des étudiants. Et ce ne sont plus seulement des résidents de Saint-Laurent, les gens arrivent de tous les arrondissements ». Mariée et mère de quatre enfants, Denise dispose de faibles revenus et bénéficie chaque semaine de l’aide alimentaire de la COCLA pour nourrir les siens. « L’important pour moi c’est d’équilibrer mon budget, alors je profite des fruits et légumes que nous offre l’association. C’est essentiel pour notre famille ».

Julio Rivera-Gamarra va de l’avant avec toute son équipe, il espère obtenir un permis de construire afin d’agrandir son espace de stockage pour les denrées alimentaires. L’organisme communautaire tend d’ailleurs à se spécialiser dans la sécurité alimentaire. « Afin de répondre à tous, nous sommes obligés d’arrêter certaines activités, nourrir toute la population va devenir notre plus grand défi, nous essayons aussi d’éduquer les gens sur les bienfaits d’une alimentation équilibrée ».

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