Pliez, mais ne rompez pas
Pliez, mais surtout ne rompez pas, puisqu’à court terme le principe d’accessibilité à l’éducation doit revenir sur la place publique pour une étude plus large et moins dans l’urgence, des valeurs d’équités des chances et de justice sociale qui devraient régir le droit à la scolarité.
Pliez donc, par qu’il en va de votre session et que les seuls perdants dans la situation actuelle, c’est vous. Pliez parce que le vent de l’opinion publique souffle aussi fort contre vous. Pliez parce que dans le gouvernement personne ne vous écoute avec bienveillance.
Pliez, mais surtout ne rompez pas, car vous devez vous relever et participer à la vie politique en allant voter et en faisant entendre votre voix, lorsque sera mis sur pied – et espérons que cela ne tardera pas – une réelle commission d’étude sur le financement de l’éducation.
Dans ce conflit, vous avez montré beaucoup de résilience, d’imagination et de ténacité. Vos représentants nous ont prouvé que l’on pouvait être jeune et structuré, et que la langue peut être maniée avec souplesse, intelligence et conviction. Vous nous avez prouvé que l’on doit prendre la parole (et la rue si nécessaire) pour faire valoir nos convictions et c’est cela la démocratie. Mais la démocratie, c’est aussi le droit de voter – de grâce, ne l’oubliez pas aux prochaines élections – et le droit, si ce n’est le devoir, de militer pour ce qui nous tient à cœur.
Pliez, mais ne rompez pas les rangs. Et gardez vos petits carrés rouges. En tout cas, je garde le mien!