À votre service
En service depuis le 4 juillet, Cette coopérative est gérée par des adolescents de 13 à 17 ans souhaitant créer leur propre emploi d’été. Suivis par deux animateurs du YMCA Saint-Laurent, Erich Kohler et Mariane Blouin-Gascon, les Laurentiens offriront bientôt leurs services aux résidents.
Très motivés, les jeunes se proposent de nettoyer les voitures, tondre le gazon, de faire du jardinage, de peindre, d’emballer les courses des Laurentiens à l’épicerie de laver des vitres. Les jeunes peuvent également s’occuper de jeunes enfants, de prendre soin des animaux domestiques, de rendre service aux personnes âgées en perte d’autonomie. En reprenant un vieux classique, ils envisagent même de monter un kiosque de vente de limonade.
En avant les jeunes
Les profits seront redistribués selon une formule qu’ils adopteront en conseil d’administration. Très matures et à l’aise pendant un conseil d’administration dont la longueur découragerait bien des adultes, ils expliquent les grandes lignes de leur projet. Ceci après avoir discuté de leur plan d’affaires et de la meilleure façon de se faire connaître.
Julius Thiombiano, un participant du CJS, affirme que la coopérative est un espace permettant de renforcer la confiance et le sens des responsabilités des jeunes qui apprendront à travailler en équipe. «On travaille pendant l’été et on aide la population tout en acquérant une première expérience professionnelle», résume-t-il.
Pour Marianne Rocque une jeune adolescente, la CJS c’est une façon de fuir Facebook. «Ça va me permettre de me dégêner, m’ouvrir à une expérience qui servira à un futur emploi. J’aurais un cv plus rempli qui sera plus intéressant aux yeux des employeurs», mentionne-t-elle. Il est difficile de se trouver un premier emploi parce que les employeurs hésitent à donner une chance à ceux qui n’ont pas d’expérience selon Mme Blouin-Gascon. L’expérience qu’ils acquerront leur permettra d’obtenir un emploi plus facilement, estime-t-‘elle.
Hugo St-Laurent, agent de développement pour le réseau de coopération du travail du Québec croit que les CJS ont des visées éducatives. En existence depuis 24ans au Québec, les CJS sont un projet pédagogique. Selon M. St-Laurent le modèle coopératif est trop peu connu. Ce modèle « permet aux communautés de se prendre en charge. On veut le faire connaître», raconte-t-il. Née de la demande du milieu laurentien, soit le centre Y, le carrefour Jeunesse Emploi, la maison des jeunes Saint-Laurent, la poste de police de quartier 7, Développement économique Saint-Laurent, la CJS de Saint-Laurent grossira les rangs de 145 CJS du territoire québécois.