Saint-Laurent

L’Épicerie de Noël forcée de refuser plusieurs familles

annefrederiquehebertdolbec - TC Media

L’Épicerie de Noël de Saint-Laurent, qui offre des denrées non périssables aux plus démunis, a dû refuser plusieurs familles pour sa prochaine édition. Les dons récoltés ne suffisent pas à la demande, de plus en plus grande.

Malgré la générosité des donateurs, L’Épicerie de Noël de l’arrondissement ne parviendra pas à aider tous les gens qui ont fait appel à leurs services. Bien que 424 familles bénéficieront des denrées récoltées, plusieurs autres ont dû être redirigées vers d’autres organismes communautaires.

«Les gens ont été très généreux, se réjouit David Lesiège, coordonnateur de l’événement. Évidemment, on a toujours besoin de plus de dons. Il y a une limite aux gens que nous sommes en mesure d’aider présentement. Dans les prochaines années, on souhaite être capable de récolter plus de sous et d’ajouter des heures d’ouverture à notre épicerie.»

M. Lesiège n’a pas été en mesure de chiffrer le nombre de personnes redirigées vers d’autres ressources.

Une clientèle différente
L’Épicerie de Noël de Saint-Laurent existe depuis 2009. Cette année, M. Lesiège a noté des changements dans la clientèle desservie.

«Parmi les gens qui se sont présentés cette année, on a pu voir plusieurs étudiants, ainsi que des gens qui sont temporairement sur le chômage ou qui ne parviennent pas à accéder à un emploi avec un salaire décent. Ce n’est pas surprenant avec les coupes qu’on connaît partout actuellement. »

Les paniers de Noël autrement
La formule priorisée par l’Épicerie de Noël diffère des paniers de denrées habituels. Une épicerie en bonne et due forme est montée dans le Centre des loisirs de Saint-Laurent.

Sur les tablettes, on retrouve les dons récoltés, ainsi que des produits de base achetés en grande quantité, tels que de la farine, de l’huile et du sucre, qu’on ne retrouve généralement pas dans les paniers.

L’événement fait partie d’une démarche d’autonomisation alimentaire. Pour se procurer des aliments, les clients doivent débourser 10 % de la valeur de leur épicerie. Une formule qui plaît beaucoup, selon le coordonnateur de l’événement.

«Le fait de payer pour les produits renforce la fierté des gens. C’est un pas en avant pour eux de ne pas être obligé de tendre la main pour quémander», souligne-t-il.

Cette année, 40 points de cueillette ont été installés à travers l’arrondissement, dans les écoles, les lieux publics, les organismes communautaires et dans certaines compagnies privées.

L’épicerie se déroulera le 9 et 10 décembre, au Centre des loisirs de Saint-Laurent.

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