Saint-Léonard
16:11 26 avril 2019 | mise à jour le: 26 avril 2019 à 16:33 temps de lecture: 2 minutes

Une travailleuse sociale de Saint-Léonard mise sur les jeux vidéo

Une travailleuse sociale de Saint-Léonard mise sur les jeux vidéo
Photo: Deposit Photo

Souvent vus à travers un prisme négatif, les jeux vidéo peuvent néanmoins avoir un côté positif. À travers une série de consultations gratuites, la travailleuse sociale Yzabel Gagnon-Côté veut ainsi les utiliser pour faciliter l’établissement d’un dialogue au sein des familles.

Pour elle, il est nécessaire de faire entrer les parents dans cet univers, où les jeunes peuvent communiquer entre eux et s’y faire des amis. Ils pourront ainsi voir de quelle manière se déroulent les interactions en ligne et comment les jeunes peuvent s’y sociabiliser. Mme Gagnon-Côté espère ainsi, à travers les jeux, « d’améliorer l’harmonie familiale », et de permettre à chacun de comprendre le point de vue de l’autre.

« Depuis quelques années, on parle beaucoup de jeux vidéo, plus souvent en mal qu’en bien. Ça crée souvent aussi des conflits familiaux », explique la travailleuse sociale. À travers sa démarche, elle veut plutôt les utiliser comme un outil de communication.

Afin de mener son projet à bien, elle compte amener les parents à prendre les manettes de jeux, sous sa supervision, au cours de ces séances. « Le but est de les faire entrer dans le monde du jeune, pour qu’ils comprennent que le jeune fait peut-être quelque chose d’intéressant, que ce n’est pas seulement de l’abrutissement intellectuel. »

Travailleuse sociale à Saint-Léonard depuis plus d’une douzaine d’années, Mme Gagnon-Côté a décidé d’entreprendre une maîtrise afin de se spécialiser davantage. C’est dans ce cadre qu’elle a élaboré l’idée de ces consultations. Celles-ci s’adressent aux jeunes âgés de 13 à 16 ans, et se dérouleront en compagnie de leurs parents, en soirée et fin de semaine.

Pour Mme Gagnon-Côté, il est important que les parents essaient de comprendre, sans porter un jugement trop négatif ou culpabiliser son enfant. « Le parent peut trouver ça “plate”, mais comme pour n’importe quelle autre passion, il faut juste essayer de comprendre. Si le parent montre de l’ouverture, le jeune sera plus porté à en parler. »

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