Saint-Léonard

Des dépôts sauvages qui exaspèrent l’arrondissement

Des dépôts sauvages qui exaspèrent l’arrondissement
Photo: Courtoisie Maude ChartrandLe parc Ferland est aux prises avec une problématique de dépôt sauvage, souvent laissé par des entrepreneurs, mais parfois aussi par des citoyens de l’arrondissement, comme c’est le cas sur la photo.

Décidé à régler le problème de dépôt illégal de déchets au parc Ferland, l’arrondissement de Saint-Léonard a installé l’an dernier des caméras de surveillance sur son territoire. L’initiative porte fruit, alors qu’un premier entrepreneur a été pris en flagrant délit.

Des procédures légales ont été lancées contre l’entreprise fautive, ce qui aurait été impossible l’an dernier puisque l’arrondissement n’avait pu identifier les responsables, révèle la chef de division aux Relations avec les citoyens et Communications, Maude Chartrand.

« On ne sait pas si c’était le même entrepreneur qui revenait constamment, ou s’il s’agissait de plusieurs, mais ça s’est produit à plusieurs reprises l’an dernier », ajoute-t-elle.

Pour l’instant, l’arrondissement n’a pas d’hypothèse pour expliquer pourquoi le parc Ferland en particulier est choisi comme décharge par certains, mais les dépôts sauvages sur le site ne datent pas d’hier.

« La problématique a vraiment commencé en 2017, explique Mme Chartrand. L’an passé, on a eu une résurgence du problème, ça avait été particulièrement difficile. C’est à ce moment qu’on a commencé à installer des caméras de surveillance dans l’ensemble de nos parcs, en plus de mettre des panneaux d’affichage pour rappeler la règlementation. »

Les amendes peuvent varier entre 100 et 2 000 $ pour les citoyens, et de 200 à 4 000 $ pour les entreprises. « Je crois qu’elles sont assez dissuasives, pense Mme Chartrand. Après il faut faire le travail au niveau de la surveillance et de l’application du règlement. »

Des citoyens également en cause
En outre, l’arrondissement déplore que certains résidents se débarrassent également de déchets dont ils ne savent que faire en les jetant dans le parc. « Des fois, on a des citoyens qui sont pris avec un pneu, ou d’autres objets du genre, qu’ils laissent là, parce qu’ils ne savent pas trop comment gérer », révèle Mme Chartrand.

À cet égard, l’arrondissement prône plutôt la sensibilisation afin de s’assurer que les résidents connaissent bien la règlementation. De même, avec ces patrouilles, l’Écoquartier va à la rencontre des citoyens afin de leur faire connaître le système de collecte. « Par contre, notre tolérance envers les entrepreneurs qui font ce genre de geste est à zéro, s’exclame Mme Chartrand. C’est inacceptable ! Ils connaissent très bien les règles et le font en toute connaissance de cause. »