Saint-Léonard

Coco Frutti Saint-Léonard, un rêve devenu réalité

Un nouveau restaurant Coco Frutti vient d’ouvrir ses portes sur la rue Jean Talon Est. Photo: David Flotat/Métro Média

Un 26e restaurant Coco Frutti vient d’ouvrir ses portes à Saint-Léonard. Arrivée au Canada en 2006, la famille Akbari est la fondatrice de cette franchise. Métro était présent à l’inauguration de l’enseigne, et a pu s’entretenir avec son président James Noor Akbari. De plongeur à fondateur d’une entreprise en pleine croissance, retour sur un parcours hors du commun.

C’est un long chemin qu’a suivi James, John et leurs quatre sœurs depuis leur départ d’Afghanistan au début des années 2000. Parti pour fuir un pays encore en guerre aujourd’hui, James finit dans un premier temps ses études en Inde et au Pakistan, avant d’immigrer au Québec et d’arriver dans la ville de Sherbrooke.

« Au début, je ne voulais pas partir, mais en arrivant j’ai immédiatement su que nous avions fait le bon choix. Avec le temps, j’ai pu constater que le Québec était une vraie province d’opportunité pour monter une entreprise », explique-t-il.

Très tôt après son arrivée, une idée commence à germer dans la tête du jeune homme.

« J’ai commencé comme plongeur dans un restaurant d’une autre chaîne. Pendant que je faisais mes tâches, je me suis dit que chaque laveur de vaisselle devrait un jour avoir son propre restaurant. C’était mon rêve. »

James gravit ensuite les échelons au fil des années. De plongeur à cuisinier, et de cuisinier à franchisé, il décide après quatre établissements à son nom de monter sa propre chaîne de restaurants.

Sept ans plus tard, Coco Frutti compte 26 restaurants répartis à travers le Québec et l’Ontario.

« Nous sommes la seule chaîne au Québec à avoir monté 26 restaurants durant ses cinq premières années. Cela s’explique par notre clientèle qui nous a toujours encouragés et adoptés dès nos débuts », se réjouit l’entrepreneur.

Un travail d’équipe

Associé à son frère John, ingénieur civil responsable de la construction des restaurants, James emploie aujourd’hui une trentaine de personnes dans chacune de ses enseignes.

Pour lui, ces derniers représentent bien plus que de simples employés.

« Comme le dit mon frère John, il ne s’agit pas seulement de lui et de moi. Notre succès c’est aussi l’équipe en arrière de chaque restaurant qui a travaillé sept jours sur sept, même durant la pandémie. »

Contrairement à d’autres entreprises du domaine de la restauration, Coco Frutti a connu une croissance fulgurante et a même ouvert quatre nouveaux établissements durant les deux dernières années.

« Pas mal de monde du milieu était pessimiste, à l’inverse nous étions confiants que ces restaurants allaient être bien accueillis à l’échelle locale », mentionne le président de la franchise.

Durant cette période de pandémie, pas moins de 10 000 repas ont été distribués dans les restaurants de Coco Frutti pour les familles dans le besoin à travers le Québec.

« Je tenais à le faire, car notre famille provient d’un pays pauvre, quand on n’a pas de repas sur la table chaque matin, je sais que ce n’est pas facile. On veut continuer ça même après la pandémie en créant une fondation Coco Frutti afin de continuer ce geste. »

Alors qu’un premier restaurant de la franchise vient d’ouvrir ses portes sur la rue Jean Talon Est, M. Akbari parle déjà de la venue d’une deuxième enseigne dans le secteur.

« On va déterminer dans un mois si nous allons ouvrir une autre enseigne à Saint-Léonard, vu l’accueil chaleureux qui nous est fait, il y a de grandes chances que oui. »

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