Saint-Léonard

Hôpital Santa Cabrini: un ancrage historique dans l’est de Montréal

Une équipe d’infirmières de l’Hôpital Santa Cabrini, en 1966. Photo: Gracieuseté, CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

Cette année, c’est le 60e anniversaire de l’Hôpital Santa Cabrini et le 40e anniversaire du CSHLD Dante, deux établissements importants pour la communauté italo-montréalaise. Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal souligne l’événement à travers une programmation qui célèbre les moments marquants de leur histoire.

Fondé sous la bénédiction du cardinal Paul-Émile Léger par les sœurs missionnaires du Sacré-Cœur, le centre hospitalier Santa Cabrini est né du besoin exprimé par la communauté italienne que soit créé un établissement spécialement destiné aux immigrants ne parlant ni le français ni l’anglais.

«La majorité des gens qui venaient d’Italie en ce temps-là en faisaient partie. La communauté a donc approché les sœurs et le gouvernement Duplessis pour créer l’hôpital. Il y a ensuite eu une entente pour fonder Santa Cabrini», raconte le docteur Albert Chiricosta, directeur des services professionnels à l’hôpital durant 15 ans et coprésident d’honneur des festivités.

Le cardinal Paul-Émile Léger bénit l’Hôpital Santa Cabrini Ospedale lors de son inauguration officielle, le 1er juin 1961. (Crédit Photo : Gracieuseté, CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal)

Un hôpital pas comme les autres

Si Santa Cabrini se démarque du reste des centres hospitaliers de Montréal, c’est parce qu’il est le seul à posséder un statut communautaire et culturel pour les italos-montréalais.

«Pour y avoir travaillé une bonne partie de ma vie, je peux vous dire qu’il y règne un très fort sentiment d’appartenance. Chaque personne, qu’elle travaille à l’hôpital ou non, pouvait se parler avec une certaine convivialité. Ça rendait les journées de travail plus faciles», se remémore le Dr Chiricosta, également urologue résident de l’hôpital pendant 44 ans.

Lina Spagnuolo, directrice des soins infirmiers au CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, se souvient du sentiment de fierté qui régnait à Santa Cabrini lors de son passage de 2000 à 2012.

«Dans notre hôpital, peu importe le titre d’emploi que l’on porte, on a notre place. Le fonctionnement est axé sur l’approche humaniste, l’aspect familial et bien sûr le travail d’équipe, dans le but d’offrir du service de qualité à nos patients.»

Équipements de radiologie de l’hôpital Santa Cabrini en 1991. (Photo: Gracieuseté, CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal)

Programmation virtuelle

Pour commémorer les moments qui ont jalonné l’histoire de ces deux institutions, la Fondation Santa Cabrini a financé l’exposition permanente Au fil de l’histoire. Accessible sur le site internet du CIUSSS, elle présente plusieurs panneaux historiques.

«On parle souvent de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont comme l’hôpital principal dans l’est de Montréal, mais il ne faut pas oublier que Santa Cabrini joue aussi un rôle essentiel pour l’offre de services de santé sur ce territoire. Avec ces festivités, nous voulons donc rappeler son importance et son caractère unique», déclare Christian Merciari, relationniste média pour le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

En raison de la COVID-19, l’ensemble des festivités ont eu lieu en ligne, dont la diffusion d’une dizaine d’expositions murales, de classes de maître en tout genre et d’une compilation de témoignages.

«J’aimerais vraiment rendre hommage aux nombreuses personnes qui y ont contribué, que ce soient les dirigeants, le personnel, ou les partenaires. Nous remercions également la communauté italienne de nous faire confiance après toutes ces années», souligne Lina Spagnuolo.

Le ministre italien des Affaires extérieures Amintore Fanfani pose la pierre angulaire du nouveau pavillon abritant l’école d’infirmières et les laboratoires. (Photo: Gracieuseté, CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.)

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