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Aider les familles les plus modestes en vue de la rentrée scolaire

Une mère de famille remercie Rebecca Yazbek lors de l'Opération Sac-à-dos à Saint-Léonard Photo: Matéo Gaurrand-Paradot, Métro Média

Avec une facture qui peut grimper à plus de 200$ pour le matériel scolaire d’un seul enfant et un panier d’épicerie de plus en plus coûteux, la crise de l’inflation pèse sur les familles les plus modestes en vue de la rentrée scolaire. L’Opération sac à dos tenue le 17 août par deux associations léonardoises arrivait ainsi à point pour plusieurs d’entre elles.

En ce mercredi 17 août, au pavillon Wilfrid-Bastien, 110 familles léonardoises aux revenus modiques sont venues bénéficier de l’aide apportée par l’Opération sac à dos, organisée conjointement par les YMCA du Québec et la Table de concertation en sécurité alimentaire de Saint-Léonard.

Un parcours aux multiples surprises

Dès leur entrée, les familles sont accueillies et prises en charge par un agent. Certains parents ne parlent pas ou peu le français, mais l’équipe est multilingue; on y parle entre autres l’arabe de Syrie, du Liban et de l’Algérie, de même que l’espagnol et le créole haïtien.

Le premier kiosque permet aux familles de répondre aux besoins de leurs enfants pour l’école. Chaque écolier, avec une limite de trois enfants par famille, reçoit un sac à dos selon son niveau de scolarité. Chacun des sacs contient des articles utiles comme un étui, un cartable, des cahiers ou même une calculatrice – fourniture assez coûteuse – pour les élèves du secondaire.

Le deuxième kiosque offre aux parents et aux enfants un choix de deux produits parmi une diversité de cadeaux. Les jeux de société sont particulièrement populaires. On y trouve également de nombreux livres.

Le troisième kiosque est une épicerie à fort rabais où est demandée une contribution des familles équivalente à 10% du coût d’achat. Sur les étalages sont placés de nombreux légumes, des féculents (couscous, pâtes, pains) et même des œufs et du fromage. Les quantités que chaque foyer peut prendre sont limitées et le coût du panier ne peut dépasser 6,60$.

Le quatrième kiosque permet à des intervenantes d’expliquer aux familles, surtout celles nouvellement arrivées au Québec, les différents services publics ou communautaires qui leur sont offerts. Par la suite, chaque famille reçoit du thé glacé et un paquet de croustilles en cadeau.

En fin de parcours, les familles passent par un cinquième et dernier kiosque, chapeauté par le poste 42 du Service de police de la Ville de Montréal. Les enfants peuvent y choisir un des jouets offerts. Un policier et trois cadets t profitent de l’occasion pour parler aux familles et montrer aux enfants la voiture de police.

Les sacs à dos étaient distribués gratuitement aux familles sélectionnés. Photo: Matéo Gaurrand-Paradot, Métro Média

De l’émotion pour une aide précieuse

Les sourires et les paroles des familles aidées ne laissent pas de doute quant à la nécessité d’une telle initiative pour alléger leur fardeau financier. À la fin du parcours, une mère de famille remercie avec émotion Rebecca Yazbek, l’intervenante qui l’a accompagnée, et lui fait un câlin avant de partir.

On a eu des arrivées massives au niveau de l’immigration et le coût de la vie a augmenté. En plus de payer le loyer, il faut habiller les enfants et, après, il ne reste pas grand-chose pour l’épicerie.

Stéfanie Bertrand Beaudin, coordonnatrice du projet école-famille-communauté du YMCA Québec pour Saint-Léonard/Anjou.

«On sélectionne les familles en fonction de critères financiers», explique Stéfanie Bertrand Beaudin, coordonnatrice du projet école-famille-communauté du YMCA Québec pour les secteurs de Saint-Léonard et Anjou.

Elle ajoute que ces familles sont souvent nouvellement arrivées ou bien éloignées du système scolaire québécois. «Il y a des familles qui sont ici depuis plus longtemps mais qui viennent d’un autre système scolaire et qui ne comprennent ainsi pas forcément celui du Québec.»

La coordonnatrice, native de Saint-Léonard, indique qu’il y a eu plus d’inscriptions cette année pour diverses raisons. «On a eu des arrivées massives au niveau de l’immigration et le coût de la vie a augmenté. En plus de payer le loyer, il faut habiller les enfants et, après, il ne reste pas grand-chose pour l’épicerie», analyse-t-elle.

Stéfanie Bertrand Beaudin. Photo:Matéo Gaurrand-Paradot

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