Décrochage scolaire : une lueur d'espoir
Selon la CSPI, les intervenants pédagogiques identifient maintenant à un plus jeune âge les élèves qui ne se sentent pas à l’aise dans le cursus général. Ils sont également en mesure de les diriger plus facilement qu’auparavant vers d’autres types de formation.
« Ils peuvent passer plus facilement en formation professionnelle parce qu’ils ont maintenant des passerelles qui n’existaient pas avant. Ça permet d’offrir plus de choix à des élèves qui auraient été tentés de quitter le réseau scolaire », précise Christiane St-Onge, directrice des communications à la CSPI.
Pour sa part, Andrée Mayer-Périard, directrice du Réseau réussite Montréal, explique les bons résultats par la mise en place de programmes de mentorat. Exposés à des modèles qui valorisent l’éducation, les jeunes seraient plus susceptibles de persévérer dans leurs études.
« Les écoles offrent ça aux jeunes pour qui le soutien familial serait moins grand. Ces mentors les rencontrent toutes les semaines; deux fois par année, ça ne marcherait pas. C’est quelque chose de très soutenu, de très intensif. On les aide comme ça à aller chercher un premier diplôme. »
De plus, elle souligne que le succès scolaire ne s’opère pas en vase clos; il faut l’apport de l’ensemble de la communauté. En ce sens, des agents de concertation issus du milieu communautaire œuvrent maintenant à développer des liens entre les familles et les écoles, à Saint-Léonard comme ailleurs. Par exemple, pour faciliter l’intégration des jeunes qui arrivent en cours d’année, ils font avec eux la tournée de l’arrondissement pour leur présenter les diverses ressources communautaires.
Grâce à ses efforts, la commission scolaire a bon espoir que l’école secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry atteindra son objectif de réduire le décrochage à 21 % en 2015.