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Cyberintimidation: Andrée Décarie informe

Andrée Décarie a prononcé une conférence sur la cyberintimidation à Saint-Léonard le 25 octobre. Auteure, elle s’intéresse à la question depuis 2009, qu’elle aborde de front dans un roman informatif au style journalistique: Alice au pays des cybercriminels, le cri de révolte des sans-voix.

La démarche de Mme Décarie explore les différents types de cyberintimidation, comme l’autoexploitation et la cyberpornographie par exemple, tout en exposant clairement les conséquences pour les victimes et les différents recours contenus dans la législation, pour les familles.

«Au Québec il y a autour de 1000 suicides par année et il y en a environ 80 qui sont dus à l’intimidation et à la cyberintimidation. Le suicide est la première cause de décès des 15-19 ans Québec, devant les accidents d’auto», informe d’emblée l’auteur a évolué dans sa carrière au sein d’entreprises internationales de technologies de l’information.

Alors qu’elle est la différence entre l’intimidation qui se vit dans la cour d’école et celle que subissent les jeunes sur internet? La différence c’est l’intention d’humilier. La personne qui intimide sur internet, ne voit pas ce qu’il provoque sur sa victime. Cette distance du média change la donne», expose-t-elle.

Atteinte à la réputation, acharnement, menaces de diffuser des photos compromettantes, chantage sont au nombre des actes dit de cyberintimidation. Dans les cas d’autoexploitation, Mme Décarie présente des chiffres inquiétants. Dans 86% des cas, des prédateurs d’en moyenne 25 ans, manipulent, par un processus lent et progressif, des jeunes filles d’en moyenne 13 ans. Ceux-ci les entraînent à se dénuder avant de les menacer de diffuser le matériel obtenu.

Comment s’en sortir?

La cyberimidation peut certes conduire au suicide, mais affecte aussi gravement l’estime de soi des jeunes, en plus de provoquer de anxiété dont les effets sur le cerveau, qui sécrète une hormone de stress, entraînent des conséquences sur la performance scolaire.

Alors quelle est la solution? Pour l’auteure, il faut dénoncer, demander de l’aide. «Vrai qu’il faut d’abord ne pas répondre à ses attaques et en garder des preuves, mais il faut en parler à des personnes ressources à l’école ou encore à ses parents qui pourront joindre les policiers. Dans 90% des cas, l’intimidation cesse lorsqu’un intervenant rencontre le fautif», indique-t-elle.

Dans la loi il existe également des recours, informe Mme Décarie. La cyberintimidation peut être une infraction au Code criminel, notamment en libelle diffamatoire ou extorsion.

Témoins participants?! Rôle très important à jouer. Entre eux les jeunes ont du pouvoir sur les autres.

Toutefois, l’auteurs réclame des lois et des jugements plus sévères. Il faut que les peines soient cumulatives et non concurrentes comme elles se sont actuellement (un prédateur sera emprisonné pour la peine la plus longue et non pour la durée d’emprisonnement de l’ensemble des chefs d’accusation pour lesquels il a été reconnu coupable. «Cette modification est proposée dans le projet de loi C478 è la chambre des Communes, mais il faut aussi améliorer de programme de prévention dans les écoles», conclut Mme Décarie.

En ce sens, Alice au pays des cybercriminels, le cri de révolte des sans-voix. marque déjà un pas dans la bonne direction.

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