SDC Jean-Talon : Ce qui est dépensé dans l'arrondissement, reste dans l'arrondissement
« De nos jours, il y a de plus en plus de gens qui achètent sur Internet. Cela veut dire qu’ils peuvent acheter tout ce qu’ils veulent, d’où ils veulent. La boutique locale est devenue une boutique mondiale. C’est sûr que cela affecte beaucoup les commerces du quartier », explique Sylvain Tardif, directeur général de la Société de développement commercial de la rue Jean-Talon est (SDC).
La SDC a pour mandat de revitaliser l’artère et par conséquent, d’améliorer l’économie de Saint-Léonard. Pour y arriver, elle doit impérativement convaincre les Léonardois de faire leurs emplettes dans leur quartier. C’est une mission d’autant plus importante en cette période des Fêtes.
Mais comment faire pour attirer une clientèle qui est bien souvent tentée de se rendre au centre commercial? Selon le directeur général de la SDC, les commerçants doivent d’abord les sensibiliser aux bienfaits économiques de l’achat local.
« Les gens doivent réaliser que leurs achats ont un impact sur l’arrondissement. Le 20 $ qui est investi ici par un résident de Saint-Léonard est dépensé à nouveau à Saint-Léonard. Par contre, le 20 $ dépensé sur le Web ou dans un grand magasin quitte l’est de Montréal, affirme M. Tardif. Les commerçants sont engagés dans leur communauté. J’en vois beaucoup qui commanditent l’association de hockey mineure ou le soccer par exemple. Ce sont des jeunes d’ici qui en profitent. »
De plus, il estime que les propriétaires doivent miser sur tout ce qui distingue leur commerce des boutiques des centres d’achats, notamment leur service à la clientèle personnalisé. « Lorsqu’on demande à un commerçant de parler de son entreprise, il nous parle souvent de ses produits. Mais il y a tellement plus intéressant que ça!, s’exclame M. Tardif. Les produits on en trouve partout, mais les commerçants eux-mêmes sont uniques et très intéressants. Certains sont dans le quartier depuis des décennies. On veut faire connaître les gens derrière les produits ».