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Filomena Rotiroti veut un troisième mandat

La députée sortante de Jeanne-Mance-Viger sollicite un troisième mandat. Bien qu’elle ait obtenu plus de 65 % des suffrages à l’automne 2012, Filomena Rotiroti ne tient pas le vote des Léonardois pour acquis.

La candidate libérale en est à sa troisième campagne électorale en seulement en cinq ans.

« C’est vrai que ça commence à faire beaucoup de campagnes en peu de temps. Une élection, c’est intense. Pendant 33 jours, on est sur le terrain, on va voir le monde. Mais je me sens plus à l’aise que d’autres parce que le travail de terrain, je le fais à longueur d’année. »

Élue pour la première fois en 2008, Mme Rotiroti a d’abord occupé les postes de présidente de séance et d’adjointe parlementaire à la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles. Au début de son deuxième mandat, elle a été désignée porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration et de reconnaissance des compétences.

Pour elle, pas question de retourner sur les bancs de l’opposition. Sans hésiter, elle prédit l’élection d’un gouvernement libéral majoritaire.

Un enjeu salutaire?

Nombreux sont les observateurs qui soulignaient en début de campagne l’absence de thèmes forts du côté du Parti libéral du Québec. Sur la question de la charte des valeurs notamment, le message du parti de Philippe Couillard semblait tomber à plat.
Et puis, soudainement, Pierre Karl Péladeau a levé le poing au ciel.

« Je le félicite pour son arrivée en politique parce qu’il a démasqué Pauline Marois. Au début, elle disait au sujet d’un référendum : “si l’opportunité arrive, si les Québécois le veulent, on verra, il y a le livre blanc.” Mais M. Péladeau a été très clair, il est en politique parce qu’il veut faire du Québec un pays. Il ne se présente ni pour l’économie ni pour les entreprises, malgré son expérience dans ces domaines. Il est là pour faire son pays. Depuis ce moment, c’est devenu le véritable enjeu », confie Mme Rotiroti.

Même si les sujets locaux foisonnent, elle assure que ce dont on lui parle le plus sur le terrain, c’est la question de l’avenir du Québec.

« Ça fait peur aux gens. Ils réalisent qu’un vote pour le Parti québécois, c’est un vote pour la séparation du Québec. Les électeurs sont plus intéressés par cette campagne. Ils regardent les nouvelles, ils nous posent beaucoup de questions. Je leur réponds “ce vote-ci, vous le faites pour vous, mais aussi pour vos enfants et vos petits-enfants”. »

Le métro prioritaire

Malgré l’importance qu’accordent les Léonardois aux rumeurs référendaires, la candidate libérale précise que les enjeux locaux demeurent privilégiés. Notamment, elle compte poursuivre ses efforts dans le dossier du prolongement de ligne bleue.

« On met beaucoup d’effort sur le métro. On veut que la ligne bleue se rende à Saint-Léonard. Pour moi, c’est prioritaire. Au début, on visait 2020, mais il y a eu des questions de coûts. Le projet est toujours en réévaluation. Au moins il a été établi que ce sera la bleue et non ligne orange qui sera prolongée. C’est déjà une bonne nouvelle. Moi j’y crois. »

Pour le moment, elle n’a pas de nouveaux projets d’envergure dans sa mire, mais plutôt la continuation du travail déjà entamé. Elle ajoute que le développement économique de l’est de Montréal en général, et de Saint-Léonard en particulier, sera au cœur d’un éventuel troisième mandat.

« Le développement de l’Est est important. Par exemple, il faut poursuivre la revitalisation du parc industriel. Je travaille d’ailleurs avec tous les intervenants locaux. Il faut aussi revamper la rue Jean-Talon en aidant les commerçants. Il y a beaucoup de locaux vides. »

De plus, elle estime que l’accès aux services de santé, notamment les soins à domicile pour les aînés, devra être bonifié.

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