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La CJS est de retour au travail

La Coopérative jeunesse de service (CJS) est de retour au boulot. Parrainés par la Maison des jeunes le Zénith, une dizaine de jeunes ont fondé une petite entreprise, au service des Léonardois durant la période estivale.

Frédérique Charest

D’ici la rentrée scolaire, ces jeunes garçons et filles proposent des services de tous genres, dont la peinture, la tonte de gazon, la promenade de chiens, le nettoyage des fenêtres et même l’organisation de fête d’enfants.

« Nous sommes comme des adolescents à tout faire! On ne fait même pas ces tâches chez nous », clame en riant Lovelyne Fidèle, présidente de la CJS.

Les jeunes, âgés de 14 à 17 ans, sont divisés en quatre comités, soit l’exécutif, les ressources humaines, le marketing et les finances. Ils doivent faire la publicité, recruter des travailleurs et planifier les horaires de tout un chacun. Bien que deux animatrices soient là pour les épauler, ce sont eux qui sont responsables de la gestion de leur entreprise.

Une fois le travail administratif complété, ils doivent se rendre sur le terrain pour accomplir les diverses corvées.

Pourtant, quand on est jeune, l’été n’est-il pas fait pour jouer plutôt que pour travailler ?

« Je trouvais ça plate de passer mon été à m’amuser tous les jours. J’aime travailler, me lancer dans des projets. En plus, je voulais un peu d’argent de poche », fait valoir Julien Gaudreault, vice-président de la CJS.

Certes, l’entreprise génère des revenus, mais ceux-ci sont modestes. L’argent amassé sert à payer un petit salaire aux jeunes et à défrayer les coûts reliés au fonctionnement de leur compagnie. Les heures consacrées à l’administration de l’entreprise ne sont pas rémunérées.

« C’est un gros engagement, ils doivent donner beaucoup d’heures », explique Sabrina Abdeddaim, animatrice à la CJS.

Les jeunes reçoivent un montant lorsqu’ils terminent un contrat, mais doivent mettre 15 % de celui-ci de côté.

À la fin de l’été, ces surplus sont redistribués en ristournes.

Ultimement, ce n’est pas pour faire fortune que ces entrepreneurs en herbe se mettent au travail.

« Le manque d’expérience peut rendre difficile d’obtenir un premier emploi. Ça peut donc être bon d’inscrire la CJS dans son curriculum vitae lorsqu’on choisit d’entrer sur le marché du travail », souligne Mme Abdeddaim.

Pour faire une demande de service, on contacte la Maison des jeunes Le Zénith, au 514-327-0185.

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