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Un avenir incertain pour l’ARAVC

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Alors que la demande de services de répit et d’accompagnement est en éternelle croissance – notamment en raison du vieillissement de la population –, le nombre de bénévoles, quant à lui, demeure restreint. Cette situation affecte particulièrement l’Association de rétablissement des accidentés vasculaires cérébraux (ARAVC), qui œuvre à Saint-Léonard.

Fondé en 1980, l’organisme intervient auprès des gens qui ont été victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) par le biais de trois centres, situés à La Prairie, Laval et Saint-Léonard. Un quatrième, dans la région de Victoriaville, a dû être fermé en raison du manque de bénévoles.

« Après leur hospitalisation, ceux qui ont fait un AVC vont dans un centre de réhabilitation comme le centre Lucie-Bruneau, avant de retourner chez eux. À la maison, ils sont seuls ou avec leur conjoint. S’ils ne sont pas motivés ou stimulés, ces personnes qui sont aux prises avec des problèmes de paralysie ou d’aphasie régressent et perdent tout ce qu’ils ont gagné au centre de réhabilitation », explique Jean-Jacques Plouffe, secrétaire provincial de l’ARAVC.

L’organisme propose différentes activités physiques et intellectuelles visant à aider les patients à retrouver leurs capacités. Cela permet aussi d’offrir un répit aux aidants naturels.

La demande pour de tels centres est croissante. L’organisme a été approché par le centre Lucie-Bruneau et l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay pour étendre ses services au secteur de Valleyfield. Cependant, le manque flagrant de locaux gratuits et de bénévoles empêche ce projet de se réaliser. L’organisme peine déjà à garder ses trois établissements ouverts.

Le centre de Saint-Léonard, qui dessert l’ensemble du territoire montréalais, reçoit une douzaine de membres chaque lundi, au pavillon Wilfrid-Bastien. Deux bénévoles, dont une étudiante en gérontologie, accompagnent les participants.

« Présentement, j’ai juste deux bénévoles. J’en aurais besoin de trois ou quatre pour qu’il y ait un intervenant pour deux ou trois membres. Ça permettrait aussi de combler nos besoins quand un bénévole ne peut pas être là », fait-il valoir.

Politique de reconnaissance des OBNL

En juin, l’arrondissement de Saint-Léonard s’est doté d’une politique de reconnaissance des organismes à but non lucratif (OBNL). Pour être reconnus, ceux-ci doivent accueillir un minimum de 50 % de Léonardois et son conseil d’administration doit être composé d’au moins 60 % de résidents de Saint-Léonard.

Or, l’AVAC ne satisfait pas à ce critère : trois des 12 membres habitent Saint-Léonard. Cette politique pourrait donc forcer l’organisme à déménager.

« Au début, c’était clair que l’on devait déménager, mais on a rencontré Denis Richard, conseiller en développement communautaire, et Daniel Duranleau, de Concertation Saint-Léonard. Ça n’a pas de bon sang, nos gens ont besoin de ce service et on ne pratique pas d’exclusion. Ceux qui ont besoin d’aide, on les accueille. Il y a sûrement des gens de Saint-Léonard qui bénéficient de services d’autres arrondissements. C’est un échange de services », fait valoir M. Plouffe.

Un dossier a été soumis à l’arrondissement et devrait être présenté aux élus sous peu. M. Plouffe demeure confiant qu’une entente sera conclue.

Du côté de l’arrondissement, on nous confirme que le cas de l’ARAVC est présentement à l’étude.

« L’organisme est déjà reconnu pour l’arrondissement, ce qui veut dire qu’il a jusqu’en juin 2013 pour se soumettre à la politique. On travaille de concert avec l’ARAVC pour qu’elle soit reconnue. Le but de la politique n’est pas de nuire aux organismes », fait valoir Marie-Michèle Daoust, chargée de communication à l’arrondissement.

Une prochaine rencontre entre l’ARAVC et l’arrondissement est prévue pour la semaine du 28 novembre.

En attendant le dénouement de cette impasse, tous les scénarios sont envisagés pour assurer la pérennité de l’organisme. Des démarches ont été faites pour trouver un local gratuit qui pourrait accueillir l’ARAVC.

« Si on ferme le centre de Saint-Léonard, on va se trouver un local ailleurs. Ce n’est pas évident. J’en ai trouvé un au Centre Roussin à Pointe-

Pour en savoir plus sur les activités de l’ARAVC, on consulte son site Internet au www.aravc.org ou on communique avec M. Plouffe au 514 598-5555 ou 514 645-0661.

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