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Résidence Navarro : le directeur général réagit

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Les services offerts à la clientèle de la résidence pour personnes âgées Navarro, située sur la rue Lespinay, à Saint-Léonard, comporteraient de « graves lacunes », rapporte un quotidien montréalais dans un article publié le 13 janvier.

Un rapport des inspecteurs du gouvernement qui ont effectué une visite-surprise de l’établissement en juillet 2011, et dont le Progrès Saint-Léonard a obtenu copie, fait notamment mention que «l’équipe ministérielle a constaté, lors de la visite d’appréciation effectuée le 22 juillet 2011, que plusieurs éléments devant faire l’objet d’amélioration avaient été spécifiés lors de la visite ministérielle qui s’est tenue en mars 2009. Il s’agit d’éléments touchant l’accueil du résident, l’élaboration des plans d’intervention interdisciplinaires, l’activité repas, l’animation, l’intimité, le pouvoir d’agir, la sécurité et l’adaptation des lieux. Ces mêmes éléments d’améliorations sont observés par l’équipe ministérielle, lors de la présente visite ».

« Des familles se disent inquiètes concernant l’accès à des soins infirmiers et à des interventions d’assistance aux activités de la vie quotidienne. Les ratios du personnel du CHSLD Vincenzo-Navarro sont inférieurs à ceux d’autres établissements du réseau CHSLD, le personnel de soins infirmiers apparaît insuffisant », est-il indiqué dans le document.

L’établissement léonardois accueille 120 personnes âgées en lourde perte d’autonomie. Ces places sont subventionnées par l’Agence de la santé de Montréal.

En entrevue avec le Progrès Saint-Léonard, le directeur général de la résidence, Jean Roy, affirme qu’il faut « relativiser les choses ».

« On a fait faire un rapport d’évaluation qui évalue le ratio par type d’emploi de nos employés. Il s’agit des préposés aux bénéficiaires, des infirmières auxiliaires et des infirmières. Dans deux des trois catégories d’emploi, nos ratios sont supérieurs à ce qui se fait ailleurs dans le réseau de la santé », avance-t-il.

Selon lui, le manque de personnel toucherait seulement les infirmières et il assure que des démarches sont en cours pour rectifier le tir.

« On a ajouté l’équivalent de 1,5 infirmière et on travaille avec l’Agence de la santé pour voir s’il y a lieu d’ajouter d’autres ressources. On pense ajouter trois infirmières » annonce M. Roy.

Pour ce qui est de la qualité des soins prodigués, le directeur général soutient qu’une conseillère en milieu de vie a été engagée et des formations seront dispensées aux employés.

« On est en train d’implanter une approche « milieu de vie ». Il y a des formations qui s’en viennent d’ici février sur l’approche à privilégier avec les résidents présentant des déficits cognitifs, de la démence ou de l’Alzheimer. Il s’agit d’une clientèle particulière et on ne peut pas interagir n’importe comment », explique-t-il.

Pour ce qui est des faits reprochés dans le rapport des inspecteurs, M. Roy n’est pas prêt à lancer la pierre à ses employés. Selon lui, la visite qui a eu lieu le 22 juillet 2011, était en pleine période des vacances estivales de la construction. Pour combler le manque de personnel, l’établissement a fait appel aux services d’agences de remplacement.

« Mon personnel régulier qui connaît le mieux les patients a le droit de prendre des vacances! Comme n’importe quel établissement du réseau, on doit avoir recours à des agences. Le personnel remplaçant ne connaît pas nos patients, ni notre mode de fonctionnement. Les agences qui posent des problèmes quant à la qualité des services, je n’en veux plus », fait valoir M. Roy.

Pour régler cette situation, il affirme que depuis août dernier, l’établissement ne retient plus les services d’agences et les employés sont contraints à combler les absences de leurs collègues, et ce, même au terme de leur journée de travail.

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